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La machine à explorer le temps de Michael Dobbs et Mathieu Moreau

Londres, fin du 19e siècle. Un groupe d’amis écoute les aventures de celui qui prétend être le premier voyageur du temps. Son récit débute en l’an 802 701. La Terre est alors habitée par les Éloïs, descendants des hommes vivant en harmonie, passant leur temps à jouer et à manger des fruits dans un immense jardin d’Eden. Mais derrière ce paradis se cache un terrible secret... Car une autre espèce vit dans les profondeurs de la Terre : les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière du jour à force de vivre dans l’obscurité. La nuit, ils remontent à la surface pour kidnapper et se nourrir des Eloïs...

La machine à explorer le temps est un roman de science fiction, un des premiers du genre, écrit en 1895 par un anglais Herbert Georges Wells. Il, est considéré comme un classique du genre sur le voyage temporel. La rédaction, débutée en 1888, alors que Wells n’a que 21 ans, sera remaniée plusieurs fois jusqu’à sa parution définitive. Un autre version sera remaniée et publiée dans le monde anglo-saxon en 1924, et n’a jamais été traduite en français.
Pour sa nouvelle collection H.G.Wells, les Editions Glénat ont choisi de publier en bande dessinée les romans de Wells et en ont confié la scénarisation à Dobbs. Pour la Machine à explorer le temps, il a réussi la gageure de condenser le roman dans les 56 pages de la BD !

Fin du 19e siècle à Londres, en pleine période victorienne : un inventeur reçoit des amis et collègues et leur présente la maquette d’une machine censée permettre le voyage dans le temps. Mais la présentation échoue et notre homme quitte la table. Quand il revient, quelques minutes plus tard, il semble avoir vieilli, il porte la barbe, et annonce qu’il vient d’utiliser la vraie machine et que cela a fonctionné ! Il arrive tout droit de l’an 802 701 ! Dans ce lointain futur il a fait la connaissance de nos descendants qu’il a baptisé les Elois. Ces êtres qui ressemblent plus à des clônes, à des humains qui auraient dégénéré, vivent sans rien faire, en mangeant des fruits pour subsister. Sa machine ayant disparu, et en ayant besoin pour rentrer chez lui, il doit descendre la chercher dans des ruines où il rencontre une autre race, les Morlocks, qui a évolué dans un autre sens, une sorte d’animaux qui ne peuvent vivre que dans l’obscurité, et qui chassent les Elois pour se nourrir. Leur échappant de justesse, il réussit à réintégrer son laboratoire à la date voulue. Devant le scepticisme de ses amis sur la véracité de son récit, il repart cette fois accompagné de son chien et d’un appareil photo. Mais le voyageur du temps n’est jamais revenu ...

Si je connais certaines autres oeuvres de Wells, notamment la Guerre des Mondes, beaucoup plus médiatisée, je ne connaissais pas la Machine à explorer le temps, et j’avoue que cette BD m’ a donné envie de lire le roman. L’histoire est scénarisée par Dobbs comme pour un film de cinéma, mettant en exergue une métaphore de la société victorienne de cette époque. Quant aux dessins et à la mise en couleurs de Mathieu Moreau, ils sont absolument magnifiques. Les paysages et les décors regorgent de détails, les personnages sont pleins de vie et attachants, et les couleurs, avec des dominantes, tantôt bleues ou vertes, tantôt dans des tons orangés, restituent l’ambiance de ce futur très lointain.

Editeur : Glénat - Collection : H.G. Wells - Scénario : Michael Dobbs d’après l’oeuvre de Herbert Georges Wells – Dessin : Mathieu Moreau - Date de parution : 11 janvier 2017 – 56 pages – Prix : 14,50 €.

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