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Aliénor, la légende noire - Tome 6 de Mogavino Simona et Delalande Arnaud, de Rio José Luis et de Gomez Carlos

Aliénor d’Aquitaine reprend le récit de sa vie sur l’île de Wight en 1156 : théâtre de son couronnement et son avènement en tant que reine d’Angleterre. Des années fastes se préparent, d’autant que le chancelier du roi est à Paris pour négocier le mariage d’Henri, fils d’Aliénor, avec la dauphine Marguerite, fille de Louis VII. Mais il faut pour cela calmer la rancoeur du roi envers La Légende noire…

Aliénor est parfois présentée comme la première bâtisseuse de l’Europe, comme une femme extraordinaire qui a permis de mettre fin à de nombreuses guerres. Ici, ce n’est pas ce côté qui est le plus présenté, mais celui de la femme sans pitié, celle qui a un appétit sexuel énorme et qui veut gouverner. Elle est vue comme une manipulatrice, égoïste et intelligente. Et cela colle pas mal avec certains de ses portraits.

Du point de vue scénaristique cette œuvre est un régal, on est sur le dernier tome mais la tension est présente jusqu’à la quasi dernière page. Le lecteur est happé dans cet univers qui fait partie de son histoire, il découvre la vie de cour autrement, loin des bals, loin de la fête. Il entre dans l’intimité des seigneurs, et même si ce n’est que pure spéculation, c’est vraiment intéressant. Le rythme est bon, on n’a pas envie de laisser l’album, et puis si les pâtes sont trop cuites c’est pas grave pour cette fois, car arriver au bout de cette œuvre est notre priorité. Malgré les mauvais penchants de la reine l’auteur nous la rend agréable et sympathique, on a envie de l’aider, ce sentiment d’empathie est assez étrange.

J’ai apprécié le dessin dans son ensemble, avec une grosse préférence pour les costumes et les décors. Le petit bémol du dessin se situe au niveau du mouvement, que je trouve souvent trop figé, comme si les personnages avaient pris la pose. Les visages par contre sont très expressifs, et j’ai beaucoup aimé la représentation de la vieillesse. Ils sont également souvent assez symboliques des personnages qu’ils représentent et une personne assez violente et mauvaise aura un visage plutôt carnassier. Et les arrières plans sont magnifiques, on se croit vraiment au Moyen Age. Les reflets et jeux de lumière, avec les feux de cheminées, les rayons de soleil, tout cela est parfaitement maîtrisé et nous fait rêver. Le plus beau de tout cela reste les costumes et tenues, qui nous immergent à la cour du roi ou dans le marché de la ville.

Une œuvre de grande qualité que je recommande grandement.

Editeur : Delcourt – Collection : Histoire & Histoires – Scénario : Mogavino Simona, Delalande Arnaud – Dessin : Gomez Carlos – Couleurs : Rio José Luis – Date de parution : 16 août 2017 – 48 pages – Prix : 15.50 €

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