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24 heures dans la vie d'une femme de Nicolas Otero

L'épouse d'un membre de la haute société s'enfuit avec un jeune homme qu'elle n'a rencontré qu’un jour auparavant. L'occasion pour une femme âgée de revenir sur un épisode similaire de sa vie : une journée qui avait changé le cours de son existence... Tout le monde ou presque connaît l'intrigue de 24 heures de la vie d'une femme : ce récit d'une passion foudroyante, brève et aiguë, l’un des plus grands chefs-d’œuvre de Stefan Sweig.
Aujourd'hui, Nicolas Otero adapte en roman graphique ce grand classique de la littérature en le transposant dans le Las Vegas des années 1980. L’auteur de Confessions d’un enragé parvient avec talent à restituer la puissance littéraire de l’œuvre originale tout en y apportant une vraie dimension cinématographique par un jeu de lumières et de cadrages très inspiré des grands cinéastes Hollywoodiens de l'époque – Brian De Palma et Francis Ford Coppola en tête.

L'avis de Coraly

Personnellement j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans cette histoire, qui m’a semblé très longue à démarrer. Ne connaissant pas le roman et la trame du récit, je la découvre donc en version roman graphique.

Clarissa décide de quitter mari et enfant pour suivre un apollon dont elle vient de faire la rencontre. Lorsque son mari apprend qu'elle le quitte, au lieu de dire la seule vérité, qu’elle a fui sa vie pour en entamer une nouvelle, il crie à la disparition. Dans l’hôtel où se situe l’action, tout le monde y va de son jugement, sauf un journaliste qui se rebellera contre cet avis imposé et, sans trouver d’excuses au comportement de la comtesse, ne la jugera pourtant pas.
C'est donc vers ce personnage et sa manière de penser différente des autres, que la vieille femme va se tourner pour raconter son histoire. Enfin non pas toute son histoire, seulement les 24 h qui ont changé sa vie, la journée décisive qui lui a permis de se découvrir.

C'est l'histoire d'une femme et d'un homme. D'une rencontre inattendue. Elle qui n’a plus goût à rien croise la route de quelqu'un qui veut mettre un terme à sa vie. Ce gouffre dans lequel elle le voit tomber et tout ce qu'il dégage, cette détresse et ce désespoir, attire son attention. Et vont lui donner envie de l'aider pour qu'il ne commette pas l’irréparable. Et cette rencontre aura un résultat inattendu.
Ce qui est vraiment intéressant, c’est le fait que l'histoire soit racontée avec la distance que cette femme a pris avec l'âge. Mais malgré cela cette journée est restée gravée dans sa mémoire. Ces 24 h furent décisives pour la suite de sa vie. Elles en ont marqué un tournant. Pourtant le temps a passé, et elle peut faire part à Brett de son recul sur la situation et de ses regrets sur ce qui s'est passé.

Au final j'ai bien apprécié l'histoire de cette bande dessinée, et moins accroché avec le style des dessins, un peu trop bruts à mon goût.

L'avis de Sophie

Aujourd'hui, Nicolas Otero adapte en roman graphique ce grand classique de la littérature en le transposant dans le Las Vegas des années 1980. La modernité imposée à la situation m’a été difficile en tant que lectrice fan de Zweig.

Je connais et admire trop cette nouvelle pour apprécier toutes les libertés prises dans cette adaptation. Ayant pour image du personnage de la femme (dont on ne connaît pas le nom juste les initiales, Mrs C. dans le roman et A.Z dans la BD) Agnès Jaoui dans le film de Laurent Bouhnik, celle qui est dessinée ici ne cadre pas, je trouve. Trop belle, trop parfaite, beaucoup trop sexy, et ses yeux violets, je n’arrivais pas à ne pas me dire que c’était invraisemblable comme couleur à chaque gros plan. De même, Angel couvert de tatouages modernes, j’ai eu du mal. Je pense que le texte est assez fidèle par contre. C’est un moindre mal. La séquence sur les mains notamment est remarquable de justesse.

Je reste donc partagée entre l’envie de crier au sacrilège et celle d’admirer l’effort de démarcation de Nicolas Otero. Il a en tout cas réussit à recréer le trouble de cette femme face à un inconnu et la fièvre du jeu de cet inconnu, les deux éléments phares de la nouvelle. Il parvient à restituer la puissance littéraire de l’œuvre originale tout en y apportant une vraie dimension cinématographique, par un jeu de lumières et de cadrages très inspiré. D’ailleurs la couverture montre bien la vision excessivement moderne de l’adaptation, dans la robe de Madame.

Éditeur : Glénat BD - Collection : 1000 feuilles – Scénario et dessin : Nicolas Otero – D'après l'œuvre originale de Stefan Sweig - Date de parution : 28 février 2018 - 120 pages - Prix :19,50 €.

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