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Atlantic Rim – World's end réalisé par Jared Cohn

On a déjà évoqué le film Mercenaries dans notre dossier sur les ExpendaBelles (à lire ici) ou encore la série de Syfy, Z Nation, qui surfe sur la vague zombiesque (à lire ici). On doit tout ça au studio The Asylum spécialisé dans ce qui s’appelle les mockbusters (Sharknado, Abraham Lincoln, tueur de zombies et Apocalypse Pompei). Aujourd’hui ils détournent un autre film à grand budget : Pacific Rim de Guillermo Del Toro !

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Répulsion réalisé par Roman Polanski

Répulsion (1965) PosterUne jeune manucure belge, Carole, travaille et vit à Londres avec sa soeur Hélène. Carole, introvertie, a des problèmes relationnels avec les hommes. Elle repousse Colin, qui la courtise et n’apprécie pas Michael, l'amant de sa soeur. Quand celle-ci part avec Michael, Carole sombre progressivement dans la névrose.

Recluse, elle bascule dans la schizophrénie, et devient hantée par des bruits… Au début du film, Carole est une fille douce, timide, inoffensive et parfois effacé. Sa beauté attire le regard des hommes mais elle ne semble pas s'y intéresser, elle en est même dégoûtée. Elle ne supporte pas l'amant de sa soeur, leur bruit, sa présence, ses petites affaires en deviennent envahissantes.

Elle en est si répugnée que le baiser de l'homme qui la courtise l’écoeure, la pousse à s'échapper pour se nettoyer la bouche. Cependant, elle n'échappe pas à ses démons, elle sombre petit à petit, elle devient de plus en plus bizarre jusqu'au départ de sa soeur qui accélère sa descente aux enfers. Ses hallucinations sont violentes, perturbantes et extrêmement dérangeantes. Roman Polanski réussit avec presque rien à nous faire peur et à nous dégoûter. Le décor joue beaucoup dans cette réussite.

Plus Carole s'emprisonne dans sa tête, plus on s'enferme avec elle dans cet appartement qui porte les stigmates de sa déchéance avec des fissures qui s'accroissent et des murs qui menacent de s'écrouler, son environnement en devient effrayant et oppressant, d'autant que les retours fréquents sur les aliments qui pourrissent nous font deviner la puanteur nauséabonde du lieu. Le réalisateur nous happe dans cet atmosphère délétère avec une telle efficacité qu'on se surprend à sursauter.

Catherine Deneuve est sublime avec sa chevelure blonde, une véritable heroine hitchcockienne, objet de désir, au regard vide qui se remplit progressivement de folie meurtrière. Elle n'en fait jamais trop, un jeu en retenu, qui prouve qu'à 22 ans elle était déjà une grande actrice. Qualifier Répulsion comme l'un des meilleurs films sur la schizophrénie n'est pas exagéré. C'est un film culte, en noir et blanc, avec une musique oppressante et parfois décalée, composés de quelques effets surprenants et de plusieurs scènes suggérées qui suffisent largement à faire frémir d'angoisse les spectateurs.

Bonus : Documentaire : Répulsion, un film d'horreur britannique - Genre : Thriller – Nationalité : Britannique – Durée : 1h45 – Avec Catherine Deneuve, Yvonne Furneaux, Ina Hendry, John Fraser, Patrick Wymark...– Date de sortie cinéma : 7 janvier 1966 – Date de reprise : 27 octobre 2010 – Date de sortie DVD : 3 mars 2015 – Éditeur : M6 Vidéo – Prix à partir de 10,02€. 

Danny Balint réalisé par Henry Bean

29121-b-danny-balintDanny Balint, un skinhead new-yorkais de 22 ans violemment antisémite, s'en prend régulièrement aux Juifs. Orateur admiré dans un groupuscule d'extrême-droite, il se voit confier la mission de collecter des fonds pour ce mouvement néo-nazi en quête de respectabilité.

Cependant, Danny Balint est lui-même juif et donc contraint de cacher sa véritable identité. Jusqu'au jour où un journaliste met la lumière sur cette insupportable dualité et menace de la rendre publique. Danny Balint vit alors de plus en plus mal ses contradictions et s'engage encore plus radicalement dans des actions antisémites. Mais ses racines, son enfance et sa religion vont inexorablement le rattraper.

Le film est glaçant !

Dès les premières scènes, une angoisse profonde, accentuée par la musique, s'installe. Très vite apparaît la violence du personnage. Instable, agressif et brutal, Danny Balint évolue dans un monde terrifiant entouré de skinheads et rythmé par des réunions d'extrémistes.

Ces dernières, innocentes en apparence, permettent de diffuser des idées affreuses où les participants débitent des horreurs en toute simplicité, où la banalité du ton et du lieu ainsi que la teneur des propos antisémites sont effroyables. C'est dans ces moments-là puis lorsque Danny expose son discours ou donne des cours que le film devient très dérangeant, on ne peut s’empêcher de penser qu'un esprit faible ou dérangé peut y trouver toutes ses justifications.

Les spectateurs éclairés comprendront que ce film ne défend en aucun cas ces thèses, mais au contraire les dénonce. Même si le risque de propagation de ces propos demeure, le réalisateur ne souhaite que nous plonger au coeur du nauséabond pour nous montrer le cheminement douloureux de cet homme ambigu vers la rédemption.

En effet, Danny est un personnage paradoxal qui a transféré toute sa haine de soi sur sa communauté. Il est juif et néo-nazi, violent et intelligent, respectueux et haineux envers sa religion, incapable d'exprimer des sentiments mais orateur expert... Il est infiniment complexe.

Ryan Gosling l'interprète avec brio, il est sidérant, parfois terrifiant, parfois émouvant, il pose déjà les jalons qui feront de lui le grand acteur qu'il est devenu. Enfin, il faut relever une scène en particulier, le témoignage des rescapés des camps de concentration, leur récit restera en vous longtemps, très longtemps après le visionnage. Un moment intense...

Titre original : The Believer – Genre : Drame – Nationalité : Américaine – Durée : 1h42 – Avec Ryan Gosling, Billy Zane, Theresa Russel, Summer Phoenix, Glenn Fitzgerald et Garrett Dillahunt – Sortie cinéma : 10 octobre 2001 – Sortie DVD : 6 janvier 2015 – Éditeur : M6 Vidéo – Prix à partir de 13 €.

Alliés réalisé par Dominic Burns

Dirigé par le capitaine américain Gabriel Jackson, un groupe de soldats britanniques spécialisés est appelé pour une mission secrète. Parachutés en zone occupée, ils devront tendre une embuscade afin de mettre la main sur des informations capitales et assurer ainsi une fin rapide à la Seconde Guerre Mondiale. Mais la présence d'un traître va compromettre leur couverture, ils sont repérés par les allemands, et se retrouvent dans une situation désespérée. Revenir sain et sauf est de moins en moins évident. Inspiré de faits réels, Alliés, c'est l'histoire de ce lien fraternel que la Guerre a pu tisser entre des hommes réunis par un même objectif : survivre.

La caméra à l'épaule, le cadrage approximatif, les accumulations de clichés, les scènes lourdes, inutiles et gores alourdissent un film qui pourtant a une histoire passionnante et des personnages potentiellement attachants. Là où toutes ces situations auraient pu être acceptables dans un film d'action bourrin, elles en deviennent indécentes pour un film qui se présente comme inspiré de faits réels, avec une portée historique sur la Seconde Guerre Mondiale. La guerre devient spectacle, la violence divertissante et la mort excessivement dramatisée ou au contraire banalisée. Un sujet comme celui-ci se doit être traité avec responsabilité mais malheureusement ce n'est pas le cas ici. Sinon, au détour d'une scène, vous pourrez avoir la surprise de découvrir Franck Leboeuf dans le rôle d'un des chefs de la Résistance française...

Bonus : Scènes coupées – Genre : Guerre – Nationalité : Britannique – Durée : 1h30 – Avec Julian Ovenden, Chris Reilly , Matt Jay-Willis, Edmund Kingsley, Steven Hartley, Leon Vickers, Franck Leboeuf, Emmanuelle Bouaziz... – Date de sortie Grande-Bretagne : 1er novembre 2014 – Date de sortie DVD France : 17 mars 2015 – Editeur : Zylo – Prix à partir de 16,99 €.

Mademoiselle Julie réalisé par Liv Ullmann

" MADEMOISELLE JULIE / FIEVREUSE COMPLEXITE DE L'AME HUMAINE " !!!!

1890, Irlande. Tandis que tout le monde célèbre la nuit des feux de la Saint Jean, Mademoiselle Julie et John, le valet de son père, se charment, se jaugent et se manipulent sous les yeux de Kathleen, la cuisinière du baron, jeune fiancée de John. Ce dernier convoite depuis de nombreuses années la comtesse voyant en elle un moyen de monter dans l’échelle sociale.

Adapter une pièce est un exercice difficile et pose la question de ce qu'est le théâtre et de ce qu'est le cinéma. Que peut proposer de plus l'expérience cinématographique ?

Si c'est juste faire du théâtre filmé pour le diffuser au plus grand nombre autant voir directement une captation de la pièce. L’oeuvre d'August Strindberg, avec ses 3 personnages principaux et son unité de lieu, peut vite faire penser que Liv Ullmann n'a fait que du théâtre filmé. Et c'est la première impression que donne le film, avec ses décors figés, ses portes qui s'ouvrent et se ferment, la diction des acteurs ou leur posture.

Cependant, en avançant dans l'histoire, lorsque que les faux-semblants se craquellent, lorsqu'on découvre le vrai visage des personnages, lorsque la situation se dramatise, on constate que ce début n'est qu'un choix de réalisation, car touche par touche le rideau disparaît, le décor théâtrale se désintègre pour laisser place au décor cinématographique, jusqu'au final tragiquement sublime, au coeur de la nature. La lutte des classes, la manipulation amoureuse, la tension sexuelle, les tractations et les trahisons rythment le film et font passer les spectateurs par différentes phases émotionnelles. Les préjugés et les idées sur les personnages ne restent jamais fixes, on change constamment notre point de vue à leur sujet.

Il faut rendre hommage à la réalisation de Liv Ullmann, à la merveilleuse lumière de Mikhaïl Krichman, et à toute l'équipe technique qui avec les cadres minutieux arrivent à nous faire admirer une toile de maître à chaque plan. Les acteurs sont somptueux dans leurs beaux costumes, les décors sont admirablement détaillés, le film peut sembler difficile d'accès mais il mérite qu'on fasse cet effort pour le découvrir.

Un plaisir pour les yeux qui livre des mots magnifiques comme il se doit.

Bonus : - Souvenirs de tournage. - De la pièce au film. - Les lieux de tournage. Titre Original : Miss Julie – Genre : Drame - Nationalité : Norvégienne – Durée : 2h10 – Avec Jessica Chastain, Colin Farrell et Samantha Morton – Date de sortie cinéma : 10 septembre 2014 – Date de sortie DVD : 03 février 2015 – Éditeur : M6 Vidéo – Prix à partir de 16,70 €.

Le bar de la fourche réalisé par Alain Levent

À la fin de l'année 1916, le Flamand Van Horst, aventurier et coureur de jupons, part au Canada dans l'espoir d'y retrouver Maria, un amour de jeunesse. Il croise sur sa route Olivier, un adolescent avec qui il se lie d'amitié. Tous deux arrivent sur les rives du Saint-Laurent, au Bar de la Fourche, tenu par Maria. L’accueil n’est pas celui qu’avait rêvé Van Horst qui s’installe malgré tout avec Olivier dans l’établissement de Maria. Le Bar de la Fourche héberge également une jolie garce, Annie. Voulant secourir la jeune fille en danger de viol, Van Horst est mis en demeure par celle-ci de tuer l’agresseur, pasteur du lieu. Le tribunal folklorique en vigueur au Bar de la Fourche accuse le soir même l’aventurier qui sauve sa vie en demandant la main de la jeune personne. Pour cela, il doit aller chercher en ville un costume et un pasteur…

Relativement peu connu en France, Le bar de la fourche est une rareté à différents points de vue : premier (et unique) film signé Alain Levent, par ailleurs directeur de la photographie et cadreur sur de nombreux longs-métrages, et toute première apparition d’Isabelle Huppert, alors âgée de 19 ans. Il réunit Jacques Brel et Rosy Varte dans un joyeux foutoir. Le ton est celui des années 70, libertaire en diable, c’est foutraque, rigolard, et parfaitement bordélique. Jacques Brel y déploie sa formidable énergie, semblant s’amuser lui-même des fantaisies qu’il s’autorise. La grande Rosy Varte est particulièrement en beauté, ce qui ne l’empêche pas d’affirmer tout son talent comique. Quant à Isabelle Huppert, son personnage de jeune fille garce préfigure ces rôles qu’elle tiendra si bien plus tard !

On n’a pas là un chef d’œuvre, loin de là, mais une sympathique surprise, pour les amateurs de Brel, comme les nostalgiques (ou les curieux) de l’esprit libertaire des années 70.

Dans les bonus, l’entretien avec Christophe Bourseiller apporte un éclairage intéressant sur le film en le resituant dans son contexte historique, et dans la carrière (assez malheureuse au demeurant) de Jacques Brel au cinéma.

Genre : Aventure – Nationalité : Française – Durée : 1 h 27 – Avec Jacques Brel, Rosy Varte, Pierre-François Pistorio et Isabelle Huppert – Date de sortie en salles : 23 août 1972 – Date de sortie en DVD : 4 février 2015 (réédition) – Prix : 12,99 € – Distribution : M6 video.

DVD - L'Homme du Peuple réalisé par Andrzej Wajda

Lech Walesa est un travailleur ordinaire, un électricien qui doit composer avec une vie de famille, et sa femme Danuta. Alors que les manifestations ouvrières sont durement réprimées par le régime communiste, il est porté par ses camarades à la table des négociations. Son franc-parler et son charisme le conduisent vite à endosser un rôle national.  Il ne se doute pas encore que sa vie va basculer, en même temps que la grande Histoire.

A 85 ans dont 55 années de travail derrière une caméra, le grand cinéaste Polonais Andrzej Wajda fait preuve d'une belle longévité et n'est pas prêt de lâcher le cinéma. Après L'Homme de marbre (1977) et L'Homme de fer (1981), il poursuit sa trilogie sur la Pologne communiste avec L'Homme du peuple, biopic consacré à Lech Walesa.

L’Homme du peuple retrace le parcours de Lech Walesa, Prix Nobel de la Paix, fondateur du mouvement Solidarnosc, ami du cinéaste Andrzej Wajda, et figure emblématique de la Pologne, qui s’est affranchi de l’influence de l’URSS et est connu pour avoir combattu dans les années 80 le régime du général Jaruzelski alors au pouvoir, avant de devenir le président de la République polonaise en 1990.

Ce projet a suscité de nombreuses polémiques, car l’image de Walesa reste controversée en Pologne. Les conservateurs du parti, le droit et la justice voient Walesa comme un traitre qui a accepté de négocier avec les autorités communistes. Certains l’accusent même d’avoir été un espion à la solde des soviétiques. Et des manifestations d’ouvriers ont eu lieu pendant le tournage de L'Homme du peuple pour clamer leur déception suite à son départ.

Le réalisateur Andrzej Wajda définit ce film comme son projet le plus ambitieux en 55 ans de carrière. Son souhait était de donner autant de questions que de réponses aux générations futures, pour leur rappeler l'Histoire et les inciter à participer à la vie politique.

Premier rôle de Sous la ville , c'est l'acteur Robert Wieckiewicz qui incarnera Lech Walesa. 

Intitulé Walesa, le film parlera du célèbre électricien des chantiers navals de Gdansk qui prend la tête des grandes grèves ouvrières de l'été 1980, dirige le syndicat Solidarnosc et se fait élire dix ans plus tard président d'une Pologne affranchie du communisme. « Ce sera le film le plus difficile de ma carrière" a expliqué le metteur en scène à la presse polonaise à la sortie du film. La Pologne a donné un héros unique, celui qui a remporté une victoire réelle sur le communisme et qui a permis à la Pologne de regagner l'indépendance et aux Polonais de sortir vivants de cette oppression, alors que cela n'était pas évident » a-t-il ajouté. Rappelons que dans le film de Wajda L' Homme de fer, Palme d'Or à Cannes en 1981,  Lech Walesa apparaît déjà brièvement dans son propre rôle, celui de leader syndicaliste.

Quand j'ai commencé à regarder ce film, j'étais plutôt réticente, mais l'oeuvre de Wajda, et la personnalité hors norme de Lech Walesa ne peuvent laisser indifférents. Sans Walesa et Solidarnosc, le mur de Berlin ne serait sans doute pas tombé, du moins beaucoup plus tard. C'est une page d'histoire qui défile dans ce film, ponctué d'images d'archives et soutenu par une musique et des chansons poignantes.

Titre original : Walesa. Czlowiek z nadziei - Genre : Biopic - Nationalité : Polonaise - Durée : 2h08 - Avec Robert Wieckiewicz, Agnieszka Grochowska et Iwona Bielska - Date de sortie en salle : 19 novembre 2014 - Distribution : Verrsion Originale / Condor - Date de sortie DVD : 26 mars 2015 - À partir de 16,99 €.

Et (Beaucoup) Plus si Affinités réalisé par Michael Dowse

Et (beaucoup) plus si affinités - Affiche FranceEn se rendant à une soirée organisée par son meilleur ami, Wallace ne se doute pas qu’une rencontre va bouleverser sa vie. Son attirance pour Chantry a tout du coup de foudre. Une complicité immédiate s’installe avec cette jeune femme pétillante et à l’humour ravageur. Toutefois, il subsiste un petit obstacle aux prémices de cette belle histoire : Chantry est déjà en couple avec un dénommé Ben ! Elle propose donc à Wallace de sceller un tout autre pacte : devenir amis, et rien de plus. Au fil du temps, leur complicité ne fait que grandir et Wallace se retrouve vite confronté à un vrai dilemme : doit-il s’en tenir à sa promesse ? Faire en sorte que Chantry quitte Ben ? Faire semblant de se satisfaire de cette situation bancale ou bien tenter de la conquérir, au risque de la perdre ? Leur relation amicale va être mise à rude épreuve : mais un homme et une femme peuvent-ils réellement être amis ?

Il faut commencer par deux reproches liées à la France : le titre choisi pour la version française est absolument raté et la sortie cinéma a été bâclée de façon incompréhensible. Cette comédie romantique méritait une carrière beaucoup plus intéressante en salles au regard de sa fraîcheur, sa poésie et son humour irrésistible. Il faut donner à ce film une nouvelle chance et lui espérer une seconde vie plus fructueuse en DVD, Blu-ray et VOD. Le film est d'abord très drôle, les situations cocasses et les répliques croustillantes sont nombreuses et permettent de sortir du chemin balisé de la comédie romantique. Ces moments apportent l’originalité nécessaire au film qui sans cela serait une énième romcom sans saveur.

Le choix de Daniel Radcliffe et Zoe Kazan, pour interpréter les personnages principaux, suit la même logique. En effet, ils n'ont pas le physique formaté imposé dans ce genre de rôle, ils ont l'air humain. Lui avec son débit mitraillette et elle avec son coté lunaire emportent l'adhésion dès les premières minutes, leur alchimie est palpable, leur présence et leur aisance, naturelles. Daniel Radcliffe prouve encore une fois, de façon implacable, qu'il n'est pas que l'acteur d'Harry Potter, qu'il sait construire une carrière et qu'il est à l'aise dans tous les registres. Il faut aussi citer le second couple interprété par Adam Driver et Mackenzie Davis, ils sont hilarants à chaque apparition et apportent une petite touche de subversion au film. Quant à la réalisation, elle oscille aussi entre classique et originalité. Au détour d'une scène, on se surprend à penser à Woody Allen, alors qu'avant ou après, on avait une scène typique de ce genre de film puis on peut très vite basculer dans le poétique avec l'animation.

Le générique de fin, animé, est juste sublime et complète très bien l'histoire.

Entre rires, amour et poésie, Et (beaucoup) plus si affinités remplit son contrat et deviendra sûrement culte.

Bonus : - Making of - Interviews : « Sur le tapis rouge » - Interviews avec Daniel Radcliffe et Zoe Kazan - 3 scènes coupées - Titre original : What If – Genre : Comédie Romantique – Nationalité : Canadienne/Irlandaise – Durée : 1h38 – Avec Daniel Radcliffe, Zoe Kazan, Megan Park, Adam Driver, Mackenzie Davis, Rafe Spall... – Scénario : Elan Mastai d'après la pièce Toothpaste and Cigars de T.J. Dawe et Michael Rinaldi – Sortie cinéma : 29 octobre 2014 – Sortie DVD : 10 mars 2015. Éditeur : M6 Vidéo – Prix à partir de 14,99 €.

Frankenstein vs. The Mummy écrit et réalisé par Damien Leone

La momie d'un Pharaon Maudit réincarné terrorise le département médical d'une université. Seul un égyptologue et un professeur un brin dérangé, le Dr Frankenstein, sont capables d'arrêter la créature avant qu'il ne soit trop tard.

Genre : horreur - Nationalité : Américaine - Date de sortie en DVD aux États-Unis : 10 février 2015 - Avec Robert MacNaughton, Ashton Leigh et Max Rhyser.

DVD – Les Opportunistes réalisé par Paolo Virzi

Près du Lac de Côme en Italie. Les familles de la richissime Carla Bernaschi et de Dino Ossola, agent immobilier au bord de la faillite, sont liées par une même obsession : l'argent. Un accident la veille de Noël va brutalement changer leurs destins. Les Opportunistes est l’adaptation sur grand écran du roman à succès Capital Humain de Stephen Amidon, par le réalisateur italien Paolo Virzi, déjà connu pour la réalisation de La prima cosa bella. Paolo Virzì indique qu'il a pioché dans les éléments de l'intrigue et dans les dialogues du livre. Il ajoute : « Le roman est très riche et aurait pu nourrir une douzaine d’épisodes d’une série HBO ».

Par ailleurs, l'auteur était très enthousiaste et encourageant au moment de l'écriture du scénario, alors que Paolo Virzì précise qu'il était en train de "mettre à sac" son livre. Les Opportunistes a été présenté à plusieurs festivals, le festival du film de Tribeca, le Ciak d'oro, le David di Donatello, le Globe d'or et les Rubans d'argent, il y gagna diverses récompenses. Il a notamment remporté 7 prix David Di Donatello (Académie du cinéma Italien) et le prix de la meilleure actrice au Festival du Film de Tribeca. Le film est divisé en trois chapitres qui reprennent chacun la même période de quelques mois de la vie de deux familles, mais en suivant chaque fois un personnage différent. A chaque reprise de chapitre des éléments nouveaux viennent compléter le récit, et en enrichir la trame, pour finir par se regrouper pour le dénouement du drame.

Le scénariste  Francesco Piccolo s'explique : « Les trois chapitres dans lesquels sont amenés les trois points de vue de notre récit ne sont pas ceux du roman qui décrit l’action chapitre après chapitre d’un point de vue différent revenant sur chacune des histoires. Nous avons choisi au contraire de raconter chaque histoire entièrement, en recommençant du début à travers le regard d’un autre personnage et avec des révélations ultérieures. »

Je n'avais pas vu ce film à sa sortie, mais je suis restée scotchée devant mon écran. Valéria Bruni Tadeschi est magnifique et son prix de meilleure actrice au festival de Tribeca parfaitement justifié. Pour ceux qui ne l'ont pas encore vu, profitez de la prochaine sortie du film en dvd pour passer une bonne soirée de cinéma.

Titre original : Il Capitale Umano – Genre : Drame – Nationalité : Italienne – Durée : 1h50 – Avec Valeria Bruni Tedeschi, Fabrizio Bentivoglio, Valeria Golino, Fabrizio Gifuni et Luigi Lo Cascio – Date de sortie en salle : 19 novembre 2014 – Date de sortie DVD : 7 avril 2015 – Distribution : Bac Films.

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