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Joker réalisé par Simon West

Nick Wild, ex-marine addict au jeu, se reconvertit dans la protection rapprochée de clients lucratifs. Il compte ainsi quitter Las Vegas pour mener une vie meilleure. Lorsque son ancienne compagne, Holly, est retrouvée battue et laissée pour morte, Nick accepte de l’aider à se venger. Il va rapidement découvrir que le coupable n’est autre que Danny DeMarco, membre d’une puissante famille du milieu.

Pour ce film, Jason Statham retrouve Simon West, réalisateur des Expendables 2 et du Flingueur. Habitué des rôles de gros bras au cœur tendre, l'acteur tente de porter un film d'aspect assez classique sur ses épaules musclées. Petit mais costaud, il enchaîne donc ici flashs de vie rêvées, poings dans la figure, lancers d'objets divers et sauvetage de la veuve et de l'orphelin-nerd.

Rien de nouveau sous le soleil ?

Il faut dire que Joker est déjà la deuxième adaptation d'un roman paru en 1985, Heat, déjà porté à l'écran avec son auteur William Goldman au scénario !

Fait amusant, c'est une nouvelle fois lui qui signe le scénario de son propre remake. De là à croire que Las Vegas ne s'épuise jamais...

Un pari risqué, car le sentiment de redite et de déjà vu remplit le film de bout en bout. Du diner poussiéreux aux casinos feutrés, des serveuses aux prostituées, des mafieux italiens au gentil loubard...

Peu de choses surprennent, changent, détournent notre attention d'un décor trop connu, trop couru. Une impression indélébile d'années 90 colle à la pellicule, l'entoure d'un poil d'ennui et en même temps d'un léger goût de "reviens-y" qu'on peut fortement apprécier.

En effet, les amateurs de truands à Las Vegas et de bastons "sans flingues pour le gentil héros" apprécieront de retrouver des archétypes connus, filmés de manière correcte et avec une action prenante. Car Joker n'est pas un mauvais film en soi, ni même un mauvais remake : il pourra juste décevoir les attentes de ceux en quête d'originalité, ou de véritable actualisation de l'oeuvre initiale. Le thème de Las Vegas en tant que gigantesque toile d'araignée qui retiendrait vices, hommes et drames est bien exploité, lancinant sans devenir insupportable. Ce qui parait incohérent en début de film s'améliore par la suite.

De plus, le personnage du jeune nerd fortuné est attachant et plutôt bien tourné. Seules les petites touches féminines demeurent on ne peut plus clichées : serveuses, putes et victimes ne s'exposent pas en 2014 à beaucoup d'évolution en matière de rôles....

Finalement, le principal regret que l'on pourrait formuler serait presque l'abandon du projet par Brian de Palma. Le célèbre réalisateur de Scarface (1983), de Phantom of the Paradise ou encore des Incorruptibles aurait sans doute pu transformer l'essai et proposer un remake qui soit un véritable film d'auteur, une oeuvre à part entière qui jouerait d'avantage encore des clichés pour mieux nous entraîner dans les travers poisseux de Las Vegas...

Titre original : Wild Card - Genre : thriller - Nationalité : Américaine - Durée : 1h32 - Avec Jason Statham, Michael Angarano, Milo Ventimiglia et Dominik García-Lorido - Date de sortie en France : 14 janvier 2015.

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