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Je suis mort, mais j'ai des amis réalisé par Guillaume et Stéphane Malandrin

Quatre rockers barbus, chevelus - et Belges - enterrent le chanteur de leur groupe. Par amitié et pour se prouver que rien ne peut les arrêter, ils décident de partir en tournée à Los Angeles avec ses cendres. La veille du départ, un militaire moustachu se présente comme l’amant de leur ami. Leur voyage prend un tour pour le moins inattendu…

Des frites, du rock, de la bière, de la chaude complicité entre des potes incapables d’enterrer leur adolescence. Et une sacrée tranche  de rigolade, de tendresse irradiante, c'est Je suis mort mais j'ai des amis, le troisième film des frères Guillaume et Stéphane Malandrin après Ça m'est égal si demain n'arrive pas et Où est la main de l'homme sans tête.

La genèse du film est à chercher du côté de Jacky Lambert qui joue le rôle du chanteur Jipé. Le comédien a été membre de plusieurs groupes de punk-garage et les réalisateurs ont souvent été le voir en concert. Séduits par l'ambiance qui y régnait et notamment l'insouciance des quadragénaires et quinquagénaires, les deux hommes ont décidé de développer une idée de film à partir de cette trame-là. Les acteurs Bouli Lanners et Wim Willaert étaient les premiers et uniques choix des deux réalisateurs qui les avaient en tête et ce dès le premier jour d'écriture du film.

Il s'agissait de donner à ces deux comédiens très connus en Belgique, des rôles qui seraient taillés sur-mesure.

La production du film a été difficile, aucune chaîne Française, ni Canal, ni Arte, ni France Télévisions, ni M6, ni aucune chaîne du cable et ni le CNC, mais aucun soutien non plus côté Canadien, (rien de la Sodec), ni côté Belge (rien de Wallimage).

Le film fut tourné en grande partie à Schefferville, petite bourgade Canadienne située à 1420 kilomètres de Montréal. Un endroit reculé qui correspondait parfaitement à l'ambiance que les réalisateurs voulaient pour leurs personnages. Stéphane Malandrin déclare : « On voulait prendre nos personnages et les passer à la machine à laver, bouton d'essorage réglé sur 1600 tours/minute. On avait envie de les voir tous perdre leurs repères, toutes leurs certitudes, provoquer en eux le plus grand voyage possible, mental et physique. »

Comme bien souvent dans le cinéma Belge, l'intrigue du film repose sur une idée et des personnages plutôt déjantés échappant à toute norme possible et imaginable. Ainsi, le personnage de Dany joué par Lyes Salem, le militaire moustachu se révélant être l'amant du personnage mort en début de film est désigné ici comme un homme "homosexuel, militaire et arabe"... Ce qui a légèrement fait tiquer l'un des membres de la Commission de Sélection des Films en Belgique lorsque les réalisateurs ont soumis leur projet et à qui on a demandé de retirer un trait de caractère à ce personnage haut en couleur. Sûrs de leur effet, les deux frères n'ont pourtant rien changé à leur idée de départ, donnant ainsi une originalité supplémentaire à leur film. J'aime beaucoup le côté déjanté d'une partie du cinéma belge comme celui des films de Fiona Gordon et Dominique Abel.

Ce long-métrage me semble de la même veine, et la bande annonce donne vraiment envie de découvrir ce petit film atypique et drôle.

Genre : Comédie - Nationalité : Française - Durée : 1 h 36 - Avec : Bouli Lanners, Wim Willaert, Lyes Salem et Serge Riaboukine - Date de sortie en France : 22 juillet 2015 - Bande annonce.

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