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The Revenant réalisé par Alejandro González Iñárritu

Dans une Amérique profondément sauvage, le trappeur Hugh Glass est sévèrement blessé et laissé pour mort par un traître de son équipe, John Fitzgerald. Avec sa seule volonté pour unique arme, Glass doit affronter un environnement hostile, un hiver brutal et des tribus guerrières, dans une inexorable lutte pour sa survie, portée par un intense désir de vengeance.

Oscars

Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur, Meilleur Photographie

Le casting a pas mal été chamboulé puisqu’initialement c’était Christian Bale et Sean Penn qui devaient être dirigé par John Hillcoat alors qu’au final aucun des trois n’a réussi à se libérer à temps. C’est donc le duo DiCaprio & Hardy qui a déjà fait ses preuves sur Inception de Christopher Nolan qui a été choisi.

Pour accentuer le réalisme des scènes, le film n’a été tourné qu’avec de la lumière réel ce qui a ralentit le tournage prévue en 80 pour s’étaler au final sur 9 mois, évidemment la météo capricieuse n’a pas aidé non plus. D’ailleurs, dû à ce retard dans les délais Tom Hardy s’est vu obligé d’abandonner son rôle de Rick Flag dans le film super-héroïque Suicide Squad de David Ayer laissant ainsi sa place à Joel Kinnaman.

Bande-annonce ici.

Cécilia, Delphine et Mikayil, trois rédacteurs cinéma de Place to be ont vu The Revenant de Alejandro G. Iñárritu, le temps est venu de confronter leurs ressentis :

Mikayil : Avant toute chose, nous avons une analyse commune. On peut dire sans hésiter que les acteurs sont exceptionnels, ils donnent de leur personne, malgré toutes les difficultés, surtout Leonardo DiCaprio qui est impressionnant. Ensuite, on s’accorde pour dire qu’Alejandro G. Iñárritu a une réalisation virtuose, il transporte le spectateur de la première à la dernière seconde, sans aucun temps mort.

Cécila : Certes ! Cependant, je trouve que tout ça m'a complètement assommé ! Je trouve qu'il privilégie la forme au détriment du fond. Et, selon moi, même la forme reste très artificielle même si je reconnais sa beauté.

Delphine : Iñárritu, comme il le dit lui même, aime le cinéma pour les images, sans dialogues. C'est quelque chose propre à tous ses films et il est très axé sur la psychologie des personnages : The Revenant n’y déroge pas. Il aime faire imbriquer plusieurs histoires avec un destin commun, tout est lié. Ici ça se ressent moins, le personne de Powaqa n'est pas assez développé, l'histoire reste au second plan et ça peut dérouter. C : Je suis en désaccord. Ce n'est pas déroutant, c’est pire. Ce n’est que de la poudre aux yeux. Il n’approfondit rien. Sur le scénario, il ne s’est pas fatigué ! J’aurais plus apprécié le film si le fond était plus travaillé. Ce que je trouve vraiment dommage, c'est de regrouper autant de talents pour arriver à un résultat moyen.

M : Effectivement, le film ne va pas au fond de son sujet et privilégie la forme. Le personnage de Dicaprio découvre une chose importante durant sa quête, que la vengeance est vaine. La morale est simple mais j'ai regardé le film comme un conte un peu ésotérique et spirituel.

D : Il a voulu faire passer le message de la renaissance du héros visuellement. La mort des personnages ou des animaux est souvent prétexte pour mettre en valeur leur renaissance futur. M : On peut approcher le film de Gravity, le thème de la renaissance est omniprésent et le personnage va d'étape en étape pour l’accomplir.

D : C’est un purgatoire, la liberté ne vient que par l’accomplissement de la quête.

C : Je vois ce que vous voulez dire mais pour moi le visuel est insuffisant. Les thèmes choisis questionnent, mais autour c’est vide. Le scénario est vide.

D : Il y’a un scénario…

C : Oui, il tient sur 2 lignes.

M : On est dans la thématique et le sensoriel. Tout ce qui est autour est effacé, rien n'a d'importance que l'accomplissement du personnage et donc le scénario peut sembler un peu vide autour. Je suis en admiration devant ce film mais je trouve le scénario incomplet, comme si rien n'avait plus d'importance que la renaissance, seul compte Hugh Glass et sa quête.

D : La force de l’histoire est aussi ses silences. Moins il y’a de dialogues mieux c’est.

C : Une absence parfois gênante et oppressante !

D : La langue des Indiens sonne comme une mélopée, transcende la parole, une musique qui guide Hugh Glass. Ils représentent la Nature et à la fin, elle reprend ses droits. Il a lutté contre elle, elle l’a abrité et sauvé. Détachez-vous du scénario, revivez, ressentez le froid, l'air, les grands espaces, laissez vous envahir.

M : Oui c’est ça ! Tout est dans la sensation, le sensoriel, le lâcher prise. Iñárritu nous dit : abandonnez-vous à moi durant 2h30 et je vous transporte. Il faut vraiment se plonger dans le film sans se poser de questions. Même la fin est ouverte à l’interprétation. C : Savoir ce qu’il se passe à la fin n’est pas obligatoire. Chacun y met ce qu’il veut, d’ailleurs cela vaut pour tout le film.

D : Oui, peu importe la fin, le plus important est l’accomplissement de la quête et la paix qu’il retrouve !

M : Par contre, je dois revenir sur ce que j’ai entendu en sortie de salle. J’ai été surpris d'entendre, avec une grande mauvaise foi, que le film était un navet avec des scènes ridicules (notamment celle avec l'indien, la pluie et les langues tirées). On le sait, le héros renait après l’attaque de l’ourse. Il ne peut bouger puis rampe, réussit à marcher difficilement puis court et élargit le champ de ses actions. C’est une métaphore, il redevient bébé puis enfant et adolescent, fait sa mue et enfin devient un adulte accompli. Et cette scène pour moi représente l'enfance. On a tous fait ça avec la pluie !

C : Pour moi, ces hommes s’amusent et laissent retomber la pression. Il n’y a rien de ridicule.

D : Après je peux comprendre que si on n’entre pas dans le film, on va trouver toutes ces scènes trop légères et se moquer.

M : Cette scène symbolise aussi pour moi l’absence de préjugés. Les enfants acceptent mieux l’autre sans se poser des questions.

C : D’ailleurs, la thématique raciale est bien présente et par les temps qui courent, elle est la bienvenue. Regardez ce que dit Trump sur les indiens. Il souhaiterait les éloigner ! Qui était là avant qui ? Le film le rappelle et n’hésite pas à prendre le parti des indiens et montre ce que les hommes blancs ont pu commettre !

M : Je pense que c'est un juste retour des choses du cinéma américain qui a trop souvent représenté les américains comme les héros et les indiens comme des monstres.

D : Mais au final l'homme blanc sauve la femme indienne et inversement, c'est comme si Iñárritu signait un pacte de paix entre les deux peuples.

M : C’est équilibré et juste, c’est un appel à la réconciliation.

C : En ces temps troublés, ce message n’est sans doute pas inutile...

Gloden Globes 2016 - The Revenant cartonne : Meilleur film dramatique, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur dans un film dramatique pour Dicaprio (c'est le troisième Golden Globe pour l'acteur après The Aviator et Le Loup de Wall Street).

Titre original : The Revenant - Genre : Thriller - Nationalité : Américaine - Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy et Will Poulter - Date de sortie : 24 février 2016 - Durée : 2 heures 24.

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