Copyright 2018 - Site by Misterdan

La saison des femmes réalisé par Leena Yadav

Inde, Etat du Gujarat, de nos jours. Dans un petit village, quatre femmes osent s'opposer aux hommes et aux traditions ancestrales qui les asservissent. Portées par leur amitié et leur désir de liberté, elles affrontent leurs démons, et rêvent d'amour et d'ailleurs. Le film revient, entre drame et comédie, sur le destin de 4 femmes de générations différentes qui s’opposent aux hommes et aux traditions ancestrales en Inde. On découvre dans cette œuvre féministe, comment quatre figures de femmes exceptionnelles, Rani (Tannishtha Chatterjee) une jeune veuve, Lajjo (Radhika Apte) victime de violences conjugales, Bijli (Surveen Chawla) prostituée/danseuse et Janaki (Lehar Khan) une enfant mariée forcent les portes de l’oppression…

La saison des femmes est bien loin de Bollywood et ses histoires d’amour romanesques. Ici, c’est le quotidien des femmes de la province de Kutch que l’on suit, des femmes achetées, vendues, battues, violées, sous le joug impérieux d’une société terriblement misogyne. Mais aussi des femmes qui se libèrent de cette terrible oppression, des femmes que le rire et l’amitié vont sauver. La réalisatrice est allée à leur rencontre, et son film a des accents de vérité qui ne trompent pas. Rani, la veuve qui a élevé seule son fils, perpétue les traditions parce qu’elle ne sait pas faire autre chose ; Lajjo la femme battue par son mari, veut quand même lui donner cet enfant dont elle pense qu’il l’arrachera à son malheur ; Bijli la danseuse voudrait croire qu’elle n’est pas qu’une putain et Janaki l’adolescente rêve du garçon qu’elle aime, mais dont les parents n’avaient pas les moyens de payer la dot. Chacune se débat dans un monde où elles travaillent dur sans que jamais ce travail ne soit reconnu. Les hommes ne sont guère mieux lotis, enfermés dans un système qui les empêche de changer : lorsque l’un d’entre eux accepte que sa femme aille à l’université et organise l’activité de couture des autres, pour leur permettre d’avoir un salaire et une indépendance, il est mis à l’écart puis finalement agressé par ses pairs. Les jeunes ne valent pas davantage, élevés dans un système misogyne, sans tendresse et sans amour, puisqu’ils sont des hommes, ils reproduisent à leur tour la violence et le mépris à l’endroit des femmes.

Pourtant, ces quatre femmes, que tout pourrait séparer, se retrouvent et rêvent ensemble de liberté, jusqu’à forcer les portes de l’enfer et prendre leur vie en main.

Les paysages de cette région quasi désertique sont sublimés par une lumière superbe. La musique et la danse sont également très présentes, comme partie intégrante de la culture indienne, qui les encense, mais méprise les femmes qui les pratiquent. Porté par des actrices formidables – les jurés du festival 2 Valenciennes ne s’y sont pas trompés, qui les ont récompensées d’un prix d’interprétation amplement mérité – le film est une vraie réussite, avec un scénario intense qui ne faiblit jamais. Il délivre un message politique, un message d’espérance et rayonne malgré la douleur et les épreuves que traversent ses héroïnes. Et le jury de ce même festival a également décerné son Prix Spécial à la réalisatrice Leena Yadav.

On rit, on pleure, on s’émeut avec ces femmes remarquables qui incarnent un magnifique élan d’espoir pour l’avenir !

Titre original : Parched – Genre : Drame – Nationalité : Indienne – Durée : 1 h 56 – Date de sortie : 20 avril 2016 - En DVD et BR : 20 septembre 2016 – Avec Tannishta Chatterje, Radhika Apte, Surven Chawla et Lehar Khan - Bande-annonce.

f t g m

Console de débogage Joomla!

Session

Profil d'information

Occupation de la mémoire

Requêtes de base de données