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Warship Jolly Roger - Tome 2 : Déflagrations

Warship Jolly Roger, la grande saga de S.F. de Runberg et Montlló, continue ! Tout est bon pour mettre la main sur les quatre renégats les plus craints de la Confédération : le fils de Munro, empoisonné, devient une monnaie d’échange, tandis qu’Alisa se fait incarcérer par sa propre mère qui dirige une base autonomiste… Il reste le mystérieux Treize : est-il seulement l’ado qui a tué ses parents adoptifs de sang-froid ou un télépathe doté de tels pouvoirs psychiques qu’il est l’ultime recours ?

 

Étant un bon client de Science-Fiction et de Space-Opera, j'ai été séduit par la couverture de Warship Jolly Roger qui m'a vraiment taper dans l’œil par rapport à la surproduction actuelle de bande-déssinée.

 

Parlons concrètement de l'intérieur de l'ouvrage.

 

Le scénariste Sylvain Runberg est loin d'être un débutant dans la SF puisqu'il est à l'origine de la saga Orbital véritable chef d'oeuvre du genre. D'ailleurs, il a eu l'occasion de collaborer une première fois avec Montllo sur le Hors-Série 1 d'Orbital. Avec Warship Jolly Roger, Runberg nous livre une histoire un brin trop classique qui souffre d'un manque d'originalité par rapport à tout ce qui se fait dans le genre, entre autre avec son méchant beaucoup trop «méchant» sans véritable développement.

 

Toutefois, le rythme reste très efficace avec beaucoup d'action et le lecteur ne se lasse à aucun moment, ce qui nous laisse d'ailleurs sur notre faim une fois terminé les 56 pages de la BD (plus que les 48 habituelles.) Du coup, on se demande si une parution au format comics n'aurait pas été plus judicieuse avec sa plus grande pagination et son rythme de parution plus soutenu.

 

Je parlais précédemment du manque de finesse dans l'écriture du grand vilain, mais il faut avouer que c'est le seul à souffrir de ce traitement. En effet, le reste des personnages est plus nuancés que ce que l'on aurait put penser au premier coup d’œil, que ce soit les indépendantistes qui se révèlent être moins accueillant que prévu ou simplement les compagnons de Munro, à savoir Alisa, Kowalski et Treize. Pour ces derniers on aurait pu s’arrêter aux clichés habituels que laisse présager leur design mais heureusement ils sont plus que ça ! Treize est un peu plus mis en avant dans ce volume, c'est lui qui est sur la couverture, on apprend plus sur son passé via des flashback bien mis en scène. Par contre, j'ai été déçu de l'écriture et surtout du manque d'intensité dans la scène où on le voit parler pour la première fois.

 

Graphiquement, maintenant, cela a été un gros coup de cœur ! Avec un style très proche du dessin animé (ca m'a beaucoup fait penser à Atlantide et Titan A.E. Que j'adore), le dessin est très nerveux tout en ayant des visages très expressifs. Le code couleur est bien choisi avec un rouge prédominant, et des tons plus clairs pour les flashback.

 

Avec un premier cycle initialement prévu en 3 tomes puis finalement en 4, Warship Jolly Roger a tout pour devenir un succès de la BD SF.

 

Vivement la suite !

Editeur : Dargaud - Scénario : Sylvain Runberg - Dessin : Miki Montllo - Date de parution : 29 mai 2015 - 56 pages - Prix : 13,99 Euros

f t g m