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Il était une fois dans l'Est - Tome 1

Ce roman graphique conte une histoire vraie et insensée, celle de la rencontre entre deux idoles qui n’avaient pas dix mots en commun, mais le génie, assurément, et une sorte de folie qui, tour à tour, emporte, sidère ou terrifie. À travers eux, on plonge dans le monde d’avant la nuit du stalinisme, monde délirant où la naïveté et l’ignorance participent au réel et, du coup, l’éclairent d’une lueur comique.

Moscou, 1923. Un jeune homme aussi hagard qu’élégant achète la Pravda et enrage. On ose s’y moquer de son voyage en Amérique avec sa femme, Isadora Duncan. Lui est un grand poète, un Rimbaud russe, et, présentement, une loque. Comment a-t-il pu rencontrer, aimer et épouser la plus célèbre danseuse du monde, américaine de surcroît ? Et pourquoi ce regard flasque, cet élan détruit ? Ainsi commence Il était une fois dans l’Est qui nous emmène bien vite dans une obscure taverne des bas-fonds de Moscou. Là, à la Stalle de Pégase, prostituées, ouvriers et artistes acclament Serge Essenine et l’enjoignent de réciter un poème. Il se lève, titube, puis commence, et l’envoûtement opère.

Clément Oubrerie, pour la première fois, raconte l’histoire à la couleur directe et nous entraîne dans les coulisses du Bolchoï, au Kremlin, sur une plage tempétueuse de Californie ou au sommet d’un building de Chicago. Julie Birmant a osé défier la chronologie et raconte cet amour impossible comme une odyssée, avec des récits enchâssés, autant de boucles lancées à chaque grand voyage entrepris, à bord d’un cargo miteux, d’un avion à hélice ou d’un train lancé à pleine vitesse à travers la steppe. Le tome 2 d’Il était une fois dans l’Est, où toutes les boucles seront bouclées, est prévu pour septembre 2016. Julie Birmant a d’abord été metteur en scène à l’Insas, la prestigieuse école bruxelloise de cinéma. Auteure de documentaires pour la télévision belge, elle a aussi travaillé pour France Culture tout en menant une carrière de plume pour divers festivals de théâtre. Elle est la scénariste de Drôles de femmes, dessiné par Catherine Meurisse, et de Pablo (4 tomes – prix RTL 2012 et Le Parisien 2013), avec Clément Oubrerie. Après des études d’art graphique à l’Esag, Clément Oubrerie commence par illustrer des albums jeunesse, d’abord à New York, où il passe deux ans, puis à Paris. En 2005, il signe, avec Marguerite Abouet, sa première bande dessinée : Aya de Yopougon (6 tomes – primé à Angoulême en 2006). Suivront entre autres Jeangot, avec Joann Sfar, et la série Les Royaumes du Nord deux tomes – primé à Angoulême en 2015, avec Stéphane Melchior. Il a fondé, avec Antoine Delesvaux et Sfar, le studio à l’origine des longs-métrages Le Chat du rabbin et Aya de Yopougon. Moscou, 1923. Un jeune homme aussi hagard qu’élégant achète la Pravda et enrage. On ose s’y moquer de son voyage en Amérique avec sa femme, Isadora Duncan. Lui est un grand poète, un Rimbaud russe, et, présentement, une loque. Comment a-t-il pu rencontrer, aimer et épouser la plus célèbre danseuse du monde, américaine de surcroît ? Et pourquoi ce regard flasque, cet élan détruit ? Ainsi commence Il était une fois dans l’Est qui nous emmène bien vite dans une obscure taverne des bas-fonds de Moscou. Là, à la Stalle de Pégase, prostituées, ouvriers et artistes acclament Serge Essenine et l’enjoignent de réciter un poème. Il se lève, titube, puis commence, et l’envoûtement opère.

Éditeur : Dargaud - Scénario : Julie Birmant - Dessins : Clément Oubrerie - 152 pages Quadrichromie - Prix : 22,90 € - Date de parution : 27 novembre 2015.

 

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