Copyright 2019 - Site by Misterdan

Toutes les mers de Michèle Standjosfki 

Venus d’Italie, de France, de Russie, de Grèce et de Turquie, de drôles de fées et magiciens se sont penchés sur mon berceau et ont décidé que je parlerais le français, que j’aimerais Beyrouth, que je la détesterais aussi, que j’aurais par moments envie d’aller m’installer en France mais que je choisirais finalement de vivre là où j’étais née.

Devant une tasse de thé, Michèle et sa mère parlent de leurs aieux, et la jeune femme tente de raviver les souvenirs de Véra.
Du côté maternel, Maria Saria, une veuve italienne née à Gênes en 1896 est à Smyrne avec sa petite fille lors du grand incendie de 1922. Evacuée vers Le Pirée, c’est là qu’elle rencontre Antonio Caffier, un mauvais garçon au coeur tendre qui deviendra son second mari et le père adoptif de la petite Emilia. Antonio a la bougeotte et entraîne sa famille à Beyrouth où elle s’installe en 1928.
Du côté paternel, Mikhail Horoche a 15 ans quand éclate la révolution russe en 1917, et, fils d’aristocrates, ne doit son salut qu’à la fuite qui le conduira sur les chemins de l’exil avec sa soeur et sa mère, le reste de la famille étant passé par les armes. Il se retrouve au Liban avec d’autgres russes blancs et c’est là qu’il rencontrera Emilia.
C’est ainsi que commence la saga d’une famille cosmopolite, qui va, tout au long du vingtième siècle, se fixer autour de la Méditérannée, avec Beyrouth comme point central.
On va ainsi, au travers de l’histoire passionnante de cette famille, suivre l’histoire du Liban. L’auteure nait à Beyrouth en 1960 quand commence la période la plus troublée de ce magnifique pays, que l’on va découvrir à ses côtés.

Ce roman graphique splendide, raconte avant tout l’histoire d’une famille très cosmopolite, venue d’Italie, de Russie et de Turquie. Ce récit de filiation fait la part belle aux relations affectives, et donne envie de se plonger dans sa propre histoire familiale, avant qu’il ne soit trop tard... Les textes, nombreux, il s’agit ici d’un roman graphique, sont mis en valeur par les dessins à l’aquarelle de l’auteure, sobres, délicats mais pleins de vie.

Autant dire que je me suis plongée avec délectation dans cette saga qui commence au 19ème siècle, court tout du long du 20ème siècle, et continue au 21ème siècle !

L’avis de Nicolas
Voila une bande dessinée au contexte différent de mes lectures habituelles car il s'agit là d'une autobiographie, celle de l'auteure et de l’histoire d'une famille qui a connu beaucoup d’épreuves, dont la guerre au Liban ou encore l’incendie qui fut à l’origine de tout. Peu habitué à ce genre de roman graphique, et bien que connaissant l’histoire complexe du Liban, j’avoue avoir eu un peu de mal à suivre cette histoire familiale, et à vrai dire, je n'ai pas vraiment bien tout compris.
On suit l'histoire de Michèle, mais aussi de ses parents et grands-parents à travers le temps mais aussi dans divers endroits du monde.
Les dessins me semblent un peu simplistes, il y a beaucoup de dialogues et souvent des passages ennuyeux. Malgré tout, on ressent bien à la fois une pointe d'humour et une pointe de tristesse.
Pour moi ce n’est donc pas une bande dessinée très divertissante bien qu'elle soit intéressante par certains aspects. En bref pas de quoi en faire un best-seller.

Editeur : Des ronds dans l' O – Scénario et Dessin : Michèle Standjosfki – Date de parution : 18 janvier 2017 – 144 pages – Prix 24 €

f t g m