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La guerre des mondes - Tome 2 de Dobbs et Vicente Cifuentes

Voilà plusieurs jours que des projectiles précis et réguliers frappent la Terre depuis la Planète Rouge. Dans la petite bourgade d’Ottershaw en Angleterre, le Professeur Ogivly a du mal à croire à la théorie d’une attaque extraterrestre émise par son jeune élève. Pourtant, lorsqu’un météore tombe non loin de chez lui, il découvre, niché en son cratère, un cylindre géant qui ne peut qu’être l’œuvre d’une civilisation supérieure. Et il apprend à ses dépens que cette dernière n’a pas véritablement d’intentions pacifiques... De la capsule extra-terrestre émerge un « tripode », une immense machine de mort qui sera rejointe par bien d’autres, semant le chaos et la destruction. L’extermination ne fait que commencer...

Nous sommes directement plongés dans un univers apocalyptique où Londres tombe aux mains d’extra-terrestres qui se repaissent de leur sang. Notre héros est loin de là, dans la campagne. Accompagné d'un prêtre il va essayer de retrouver sa femme en traversant le camp des monstres.
Au niveau du scénario, le respect de l'oeuvre est présent même s'il y a des changements qui risquent de déranger les plus grands fans du roman de Wells. Mais la tension reste palpable, de même que le mal-être dû à cette guerre nouvelle et violente. Les dialogues sont bien choisis, ils savent laisser la place au silence ce qui est parfois le plus dur dans la bande dessinée. Nous sommes littéralement happés par l'oeuvre, et pas seulement pour l'intrigue mais aussi pour le rythme qui y est donné. Il y a de vraies phases de ralentissement qui laissent au lecteur le temps de se questionner sur ce qui va arriver mais aussi sur ce qui vient de se passer. Et surtout les dialogues semblent garder une touche optimisme dans ce monde horrible, où même le meilleur ami de l'homme devient son ennemi.
Pour ce qui est du dessin, il s'oppose totalement à la vision du héros, du moins à son optimisme. Il est dur, et violent, avec des couleurs pâles et froides lorsque le héros est résolu à avancer et il gagne en couleurs quand le héros baisse les bras. Cette contradiction met bien en avant l'horreur de la guerre, la difficulté de l'arrêter. Je pense que cette opposition entre le bien de la nature humaine et ce qui peut se passer à l'extérieur met totalement en lumière la vision antimilitariste de Wells. En plus de cela j’ai trouvés que les dessins, très bien faits, permettent, tout autant que le discours, de rythmer l'oeuvre.

Au final une très bonne bande dessinée pour tous les fans de science fiction, pouvant être lue par un adolescent comme par un adulte. Je pense même qu'elle peut donner envie de découvrir un roman de Wells à un jeune qui n'aime pas lire.

critique du tome 1

Editeur : Glénat – Collection : H.G. Wells – Scénario : Dobbs d’après l’oeuvre de Herbert Georges Wells – Dessin : Vicente Cifuentes – Couleurs : Mattéo Vattani - Date de parution : 29 mars 2017 – 56 pages – Prix : 14,50 €

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