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Entretien avec Vincent Hauuy pour dans la toile, son 3e roman

Concepteur de jeux vidéo, Vincent Hauuy est également romancier et scénariste. Son premier livre, Le Tricycle Rouge, a remporté le prix VSD-RTL du meilleur thriller Français 2017, présidé par Michel Bussi, et rencontré un immense succès public (plus de 130 000 exemplaires vendus). Dans La Toile est son 3e roman après Le Brasier, la suite du Tricycle Rouge.

Ce livre est, encore une fois, une réussite. Vincent Hauuy est un romancier "juste". Son écriture est pertinente et efficace. Le lectorat ne devine jamais le final. Cet entretien a lieu dans les locaux d'Hugo Thriller le 17 mai 2019.

Nous nous étions déjà rencontrés pour votre précédent roman. Comment allez-vous depuis la dernière fois ?

VH : « Je vais bien. Merci ! J'ai changé de continent (ndlr : il vivait au Canada et habite désormais le Portugal) »

Vous êtes resté dans le même genre. Vous n'avez donc pas envie de changer ? Ou est-ce parce que vous avez encore des choses à écrire ?

VH : « Pour l'instant, je reste dans le prolongement de mon travail dans le thriller. Si j'ai le temps, je changerais de genre et me dirigerais vers la fantasy ou la science-fiction. En fonction de mes envies ! »

Cette fois, il s'agit d'un one shot. Vous en avez déjà marre de vos personnages ?

VH : « C'en est un en effet. Il n'y aua pas de suite à ce livre : les personnages ne reviendront pas. C'est une question d'envie. De plaisir. »

Écrit-on différemment pour un one shot et pour une série qui reprend les mêmes protagonistes ?

VH : « Il n'y a aucune différence pour moi. Par exemple, Le Tricycle Rouge aurait pu être un one shot. Il y a un peu moins de travail sur les personnages. Dans une série, il faut les faire évoluer. Mais, c'est tout ! »

Est-il aisé d'entrer dans la peau d'une héroïne – narratrice - à la première personne - lorsqu'on est un homme ? Est-ce plus dur ? Moins dur ? Similaire ?

VH : « Ce n'est pas vraiment un soucis, en fait ! Mes deux romans précédents avaient déjà un pount de vue féminin. Dans les sentiments et les perpectives, c'est très similiare ! »

Pourquoi cette construction en 3 parties ?

VH : « J'ai en effet choisi une narration en trois actes : la découverte, la bascule et le dénouement. Une partie est un peu plus littéraire. Mais, on ne peut pas en dévoiler beaucoup plus ici au risque de spoiler qui n'a pas encore lu le roman. » 

La pointe fantastique est certainement voulue. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce choix ?

VH : « L'effeleurement de ce genre est effectivement volontaire. »

Pourquoi avoir décidé de situé votre action dans les Vosges ? Cette région est certes magnifique et on y mange très bien. Mais est-ce la seule raison ? Les montagnes – claustrophobantes pour certains – jouent-elles un rôle ?

VH : « C'est un coin connu pour moi. Il est familier. C'est mon enfance. Je suis né en Lorraine. Je joue donc définitivement avec un décor connu. Et, oui, la claustrophobie des montagnes a également un rôle »

Quels sont vos projets ?

VH : « Le Brasier est sorti au Livre de Poche le 24 avril dernier. Je vais me lancer dans le 4e roman. J'ai en cours un thriller d'anticipation qui se déroule dans un futur proche. »

Votre mot de la fin ?

VH : « Je souhaite un bon accueil à ce livre. Pour les lecteurs qui attendent un suite au Brasier, un peu de patience. »

 

 

 

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