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Allumer le chat écrit par Barbara Constantine

«Il se plante devant la porte ouverte, jambes écartées, poings sur les hanches. Il hume l'air. La nuit s'annonce douce et tranquille. Mais d'un coup, ses sourcils se froncent, une ombre passe, et sans se retourner...
― Passe-moi le fusil, j'vais allumer le chat !
Il n'a pas bu pourtant, juste quelques verres de rouge au dîner, autant dire rien.
― Et pourquoi tu veux l'allumer, dis ?
― Quand il me regarde, j'ai l'impression qu'il se fout de ma gueule. Alors, là, j'en ai marre...   Je vais lui régler son compte à ce salopard !»
Le premier roman de Barbara Constantine, tendre mais pas gentillet, ironique mais bienveillant, irrésistible et réjouissant.

Fille d’Eddie Constantine, Barbara est une auteure française, née à Nice en 1955. Elle a été scripte et céramiste, et se consacre maintenant à l’écriture. Allumer le chat, publié en 2007 chez Calmann-Levy est son premier roman. D’autres de la même veine ont suivi rapidement : A Mélie, sans mélo, Voisins, voisines et Jules le chat entre autres succès.

Avec un titre aussi étrange et saugrenu, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman. Et j’ai été très agréablement surprise !
L’auteure nous offre, dans de courts chapitres, une galerie de personnages tous plus farfelus les uns que les autres et doint les vies s’imbriquent les unes dans les autres.

Raymond et son chat Bastos ne sont pas vraiment copains ! Mais Minne, la femme de Raymond sait s’y prendre avec son bougon de mari. Comme ce dernier a quelques dons de guérisseur, elle lui demande de s’occuper de l’eczéma de Rémi. Qui est aussi leur petit-fils, le fils de Josette avec laquelle ils sont brouillés depuis sept ans. Josette est mariée à Martial qui n’est pas connu pour être un homme intelligent ! Il est aussi l’amant d’Edith, la meilleure amie de Josette. Quand Martial décède dans un accident de voiture en s’encastrant dans un cerf, sa mort ne suscite pas vraiment de regrets : ni chez Josette, ni chez Edith qui se très vite consolent mutuellement, ni chez ses parents, qui étaient prêts à le tuer eux-même ! Elle suscite même une vraie joie chez Pierrot, l’employé des pompes funèbres, qui va entamer une nouvelle carrière de photographe après le succès des photos qu’il a réalisées du mort.
Et ce n’est pas tout ! D’autres personnages aussi improbables, mais franchement sympatiques, surgissent au fil des pages. Je n’en dirai pas plus, à vous de les découvrir en lisant ce livre.

C’est agréablement écrit, truculent à souhait, les histoires sont cocasses et s’enchaînent à toute vitesse pour n’en former finalement qu’une seule. Et ça donne irrésistiblement envie de se plonger dans d’autres livres de cette auteure.

Éditeur : Le livre de poche – Date de parution : 10 janvier 2018 – 240 pages - Prix : 7,10 €

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