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Chasseuse de vampires – Tome 7 : Les ombres de l’archange écrit par Nalini Singh

«Moi, Ashwini, je suis dotée d'un talent aussi incroyable que terrifiant : dès lors que quelqu'un me touche, je lis en lui comme dans un livre ouvert. Et s'il faut traquer un tueur sanguinaire en toute discrétion, nul doute que cette mission est pour moi. Une seule ombre au tableau, Janvier ne me lâche pas d'une semelle depuis qu'il a sauvé ma peau. Cela pourrait ne pas me déplaire, s'il ne tentait pas constamment de me percer à jour. Car j'ai beau déterrer les secrets des autres, les miens sont bien gardés. Dommage pour moi, le Cajun ne l'entend pas de cette oreille...»

Cette série est l’une de mes préférées, je me rue sur chaque tome à sa sortie. C’est la romance paranormale que je trouve la plus marquante, car l’auteur offre un univers extrêmement fouillé et original, ainsi qu’une psychologie intense et sombre à tous ses personnages. Je ne parle même plus de l’écriture, de la richesse des descriptions de décor et de personnages tout en texture et sensations. Eh oui, je suis fan.

Nalini Singh vend du rêve et de l’obscur grâce à ses anges impitoyables et à ses vampires violents. Il y a une véritable intrigue de fond qui revient en force depuis le tome précédent que j’avais trouvé époustouflant ; le dernier tiers était aussi épique que de la pure fantasy. Chaque fois que j’attends l’auteur au tournant, pensant qu’elle ne pourra pas faire mieux (La lame de l’archange, La légion de l’archange…), elle me surprend. Et ça a encore été le cas ici avec l’histoire d’Ashwini la chasseuse et de Janvier son vampire cajun.

On suit de loin les péripéties de ces deux héros depuis le tout début de la saga, et on a découvert avec plaisir l’affaire qui les a rapprochés dans le recueil de nouvelles publié l’an passé. Nalini Singh ne pouvait donc pas traiter leur couple comme les autres, et c’est bien leur différence qui ressort ici. Elle se matérialise à travers une complicité bon enfant et beaucoup de tendresse. Ils ont déjà une relation en place malgré les non-dits et les obstacles, et on y croit. À fond.

C’est un tome plein de désir refoulé et de sentiments inavoués. De ce fait, c’est celui qui contient le moins de sexe. Bizarrement, ça ne m’a pas manqué, même si je guettais le moment crucial. La tension que l’auteur installe est crédible, et on respecte les motivations d’Ash qui dévoile son passé tourmenté lié à son don, nous faisant la comprendre.

Elena est l’héroïne phare de la saga, pourtant, on ressent toute l’affection que Nalini porte à Ash que je trouve d’une crédibilité psychologique à toute épreuve. Tout n’est que justesse en elle. J’ai vraiment adoré ce personnage pour son humour et sa souffrance muette. Janvier, lui, est un homme que je ne saurais pas qualifier autrement que par le terme « ravissant ». Tout en charme et en prévenance, il change des héros bruts des tomes précédents.

Concernant l’histoire, en dehors du voyage dans le passé d’Ash, une enquête béton est mise en place et traitée jusqu’au bout avec habileté. Elle nous permet de découvrir les conséquences de la bataille de New York et les endroits vampiriques les plus malfamés de la ville. On tombe dans l’horreur absolue ici, encore plus que dans les autres opus, c’est dire.

Ce tome présente bien d’autres intérêts ; le plus puissant réside dans les alternances de points de vue qui nous font faire un tour d’horizon des personnages dont on connaît déjà l’histoire et de ceux pour lesquels on trépigne. L’auteur aiguise encore plus notre intérêt en faisant d’énormes focus sur Naasir (le héros du prochain tome), le plus sauvage mais aussi le plus touchant de tous, Aodhan l’ange blessé qui s’ouvre aux autres, et Illium, notre Campanule national, qui monte en puissance…

Du grand art, encore, avec ce tome. Nalini aime ses personnages, les Sept et les chasseurs, et ça se ressent. Les liens entre la Guilde et la Tour sont plus étroits que jamais grâce à l’amour. Les millénaires à venir se dessinent pour notre plus grand plaisir. Je n’ai jamais été emportée et séduite comme cela par une aussi large galerie de protagonistes. Avec Nalini, il est autant question d’amour que d’amitié. Rho, c’est beau !

J’ai Lu – Collection : Darklight - Date de parution : 8 avril 2015 - Prix : 8,90 € - 539 pages

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