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Confess écrit par Colleen Hoover

Auburn Reed rencontre dans une galerie d’art Owen Gentry, un artiste énigmatique, qui l’attire irrésistiblement. Une folle passion naît entre eux mais le jeune homme semble avoir beaucoup de secrets à dissimuler. S’il veut sauver leur relation, il devra tout confesser à Auburn.

À chaque nouveau litre de Colleen Hoover qui sort, je me dis « yeah ! » tout en sachant que je n’adhère pas à tout, en particulier aux twists dont elle est devenue la spécialiste.

Cette histoire démarre vraiment bien, tout de suite je suis retombée sous le charme de son écriture. Tellement juste, poétique, avec l’impression que chaque mot est placé là où il doit l’être et que c’est parfait, à la virgule près.

J’ai adoré le concept de base de cet artiste qui peint des confessions et j’ai aussi trouvé l’association de Colleen et Danny O'Connor vraiment magnifique. Car non seulement Colleen nous parle des tableaux peints par Owen, mais en plus, elle a travaillé avec un véritable artiste peintre dont on peut voir les peintures (normalement) en couleurs dans l’édition papier (ou sur Internet). C’est un détail qui ajoute une touche de perfection au roman, on sent l’élaboration méticuleuse de celui-ci.

Et puis vient la seconde partie, dont je ne parlerai bien entendu pas, et là c’est le drame. À chaque fois je me fais avoir. Dans le sens où je me laisse embarquer dans la lecture, totalement sous le charme du style inimitable de l’auteur, et le revirement de situation me tombe en plein dans la tête, me laissant agacée et déçue.

Je n’ai pas compris plusieurs décisions de l’auteur et l’orientation de son récit. Après, soyons honnêtes : même en me décevant sur un point de l’histoire (ou plusieurs), Colleen Hoover reste une auteur tellement au-dessus du niveau moyen, genre tout au-dessus, que c’est difficile de dire « ce livre est mauvais » car ce serait mentir. Ce livre n’est absolument pas mauvais. Elle y fait des choix qui me laissent perplexe et cette accumulation de dramas a tendance à m’horripiler sérieusement. Mais quoi qu’il arrive, son style et surtout, surtout ses personnages masculins, me séduisent systématiquement. C’est pour moi là sa véritable force, leur sensibilité, leur caractère… j’ai beaucoup de mal à ne pas craquer complètement pour eux.

Donc, une lecture au final mitigée. Je suis partagée entre mon amour de son style et ma haine des dramas. Sans parler d’un élément en particulier qui m’a plus qu’agacée, mais qui serait un gros spoiler donc je n’en parlerai pas ici. Mais ça m’a fait fermer le livre sur une note de colère, tout de même.

Si les dramas ne vous font pas peur, et avec elle il vaut mieux que ce ne soit pas un frein, foncez, vous aimerez probablement Confess. Le concept de base est original, poétique et tellement CoHo ;) Pour le reste… Il y a Mastercard. Je plaisante, pour le reste, soit on passe outre et je suppose que le niveau d’excellence se maintient, soit on grince des dents comme moi et on se dit « Je lirai quand même le prochain parce que j’aime trop sa façon d’écrire, mais puisse-t-elle y aller mollo sur les dramas, merci. »

Editeur : Hugo & roman - Date de parution : 07 avril 2016 - Prix : 17 €.

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