Copyright 2019 - Site by Misterdan

La rose et le loup écrit par Brenda Joyce


Ecosse, XIVe siècle

― Vous devez vous préparer à être assiégée !

Meg tremble en repensant aux derniers mots de son frère, parti pour tenter de repousser l’ennemi. Sa sinistre prédiction se révèle juste. A dix-sept ans à peine, Meg va devoir protéger le château familial avec une poignée de gardes, alors qu’elle n’y connaît rien en combat. Mais que peut-elle contre l’armée des MacDonald, bien plus nombreuse que ses propres hommes ? En bas des remparts, elle aperçoit déjà celui qui s’apprête à forcer leurs défenses. Une silhouette massive, des cheveux noirs comme les ténèbres, une épée maculée de sang... Le Loup de Lochaber. Sa réputation de guerrier sanguinaire est terrible, et Meg sait que, comme ses ancêtres avant lui, il est déterminé à récupérer les terres de Castle Fynn – en  d’autres termes, sa dot. Et quelque chose, dans le regard intense et impérieux qu’il fixe sur elle, lui dit qu’il sera prêt à tout pour l’obtenir...

Quand je vois passer une romance historique dont l’action se situe en Écosse durant les premières guerres d’indépendance, je dois le lire. Je fais comme une fixation sur cette période. Force est de constater que souvent, je suis déçue. L’auteur, pensant rendre service aux fans de Highlanders, leur fait porter des kilts à une époque où ils n’existaient pas encore, par exemple… Et le contexte historique ne sert que de prétexte à une romance où la jeune Anglaise se fait enlever par la brute épaisse (pour ne citer que le schéma le plus courant dans le genre).

Ici, il n’en est rien, bien au contraire. Margaret est un personnage féminin fort, qui a du caractère, sans pour autant aller à l’encontre de la place qu’occupait la femme à cette époque. Car, ne nous leurrons pas, la condition féminine n’était pas non plus au top… Mais, elles avaient tout de même un rôle à jouer dans les alliances et les manigances politiques des clans, entre autres. Et c’est bien de cela dont il s’agit.

L’auteur, si elle sait parfaitement manier le contexte historique de l’époque, sans pour autant nous donner l’impression d’être dans un cours d’histoire, a tout de même un peu de mal avec les scènes romantiques. Elles sont fort peu nombreuses et cela ne m’a pas spécialement dérangée puisque je les ai lues en diagonale. En revanche, il me semble important de vous signaler que si cette période historique vous est peu familière, vous risquez à certains moments d’être perdu. Entre les alliances, les changements d’allégeance, les complots, les héritiers légitimes ou pas… Il faut suivre. Je suis moi-même assez à l’aise avec les détails de la révolte de Robert Bruce contre Edward, j’ai cependant conscience que, sans connaître un minimum le contexte, ça peut perturber.

Si vous connaissez Monica McCarty et sa superbe série « Le chevaliers de Highlands » qui porte d’ailleurs très mal son nom puisque les personnages ne sont pas des chevaliers, au contraire… (le titre VO bien plus parlant étant « A Highlander guard » bref, si vous connaissez cette série, ici c’est abordé de la même manière, les scènes érotiques en moins. Je connais des personnes qui ont eu du mal avec la série que je viens de citer, car elle regorge de détails historiques, justement. Sachez que c’est traité pareillement et que ça peut ne pas vous convenir. Même si, personnellement, c’est exactement ce qui me séduit.

En bref, j’ai été agréablement surprise car il s’agit d’un roman Harlequin et tout le monde connaît la réputation de cette maison d’édition, je m’attendais à des regards mièvres, du badinage, des cheveux au vent et des sourires énamourés. Que nenni, l’histoire est brillamment menée. Je dois avouer que la romance est vraiment au second plan, j’insiste, et je n’ai ni couiné ni eu des papillons dans le ventre. Le héros est complètement fidèle à ce qu’on attend d’un guerrier du Moyen-Âge : sans pitié, qui n’a pas peur de mourir l’épée à la main, qui réchauffe sa couche avec les femmes qui le souhaitent et pas uniquement avec l’héroïne… J’ai trouvé tout ça très réaliste. Les scènes d’amour à proprement parler ne font que ponctuer l’histoire de manière discrète et ça pourrait vous décevoir. Mais vraiment, le contexte est tellement bien utilisé que je me suis régalée ! Cela dit, étant donné que je voue une fascination pour cette période, je ne suis pas certaine non plus d’être totalement objective… Mon avis est peut-être un peu biaisé…

Harlequin– Date de parution : 01 septembre 2015 – Prix : 7,50 € - 448 pages

f t g m