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Alice change d'adresse écrit par Michel Moatti

Alice Hoffman se réveille dans une clinique psychiatrique après cinquante-trois jours de coma profond. Ses souvenirs reviennent en même temps que sa douleur : Franck, son fils de 11 ans, est mort noyé sous ses yeux. Si elle a raté sa première tentative de suicide, elle est bien décidée à sortir très vite pour recommencer et ne pas faillir une seconde fois. Dans cette ambiance suspendue où elle se force à vivre, Van Dern, un officier de police en convalescence, fait irruption… Il a fouillé dans son passé, il a commencé sa propre enquête et il a la conviction tenace que Franck n’est pas mort. Alice et Van Dern vont se lancer à la recherche d’une terrifiante vérité.

 

Que faire quand on a perdu son enfant dans des circonstances catastrophiques ? Comment continuer à vivre dans un monde où son enfant n’est plus ? Alice a perdu son enfant lors d’un week end qui se voulait être un week end de retrouvailles avec son fils. On comprend que leur relation était difficile. Mais ce week end se finit tragiquement. On commence le livre en découvrant Alice complément au fond du trou. Elle ne supporte plus de vivre et veut en finir. On est dans la tête d’Alice pour comprend pourquoi elle en arrive à vouloir se suicider. Elle nous parle presque à nous directement, c’est ainsi que je l’ai ressenti. C’est un début très fort qui nous embarque directement. Elle se retrouve ensuite dans cette clinique où elle va faire la connaissance de Van Dern. Le personnage d’Alice est assez particulier. Par moment j’ai eu du mal à la suivre dans sa façon de penser où de voir les choses. Mais cela s’explique par ce qu’elle vit. Elle n’en reste pas moins presque attachante car on peut comprendre ce qu’elle vit. Le personnage de Van Dern est très déroutant. Je l’ai longtemps trouvé suspect dans le livre et pas très clair dans ses raisonnements sur ce qui a pu arriver au fils d’Alice. Par moment je ne le croyais pas trop tout comme Alice. L’enquête qu’ils vont mener m’a paru, au début, complément insensé de part le manque de crédibilité de Van Dern. Mais au fur et à mesure, avec les éléments qu’avancent Van Dern, on se dit que « pourquoi pas ? ».

Mais on reste un peu comme Alice, on oscille entre des moments où on y croit et d’autres où on doute. L’auteur nous le fait bien ressentir. La psychologie du personnage d’Alice est très bien construite et c’est un vrai plus dans l’histoire. Pour moi c’est ce qui m’a donné envie de continuer car l’enquête en elle-même avance très lentement et parfois bancale. Mais cet élément donne du rythme et garde le lecteur en haleine. La fin du livre est très surprenante. On ne s’y attend pas et on est même déstabilisé quand on referme le livre. Rien ne laissait supposer une telle fin mais en même temps elle explique des ressentis que l’on peut avoir. Mon impression sur cette lecture est donc en demi teinte. D’un côté j’ai aimé car c’est bien écrit et bien construit. Mais d’un autre je me suis un peu ennuyé et parfois j’étais un peu perdu. Il y a un élément qui m’a beaucoup perturbé : ce sont les passages du livre qu’Alice est en train de lire. Je n’ai pas compris l’intérêt que cela avait pour l’histoire. Malgré cela j’ai quand même envie de continuer à découvrir la plume de Michel Moatti car la construction des personnages du livre m’a beaucoup intéressée.

Éditeur : 10/18 - Collection : Domaine Policier - Date de parution 02 mars 2017 - Prix : 8,40 € - 408 pages.

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