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Interview d'Amy Harmon auteur de Nos faces cachées à paraître dans la Collection R'

Amy Harmon est une auteure américaine de plusieurs romans YA dont Nos Faces Cachées (dont voici la chronique) qui sort le 22 janvier 2015 chez Robert Laffont dans la Collection R'. Elle a très gentiment accepté de répondre à mes questions. Ces questions sont une compilation de ce que plusieurs lectrices françaises avaient envie de lui demander après avoir lu ensemble son dernier roman The Law Of Moses (dont voici la chronique). Merci donc à Cécile, Bérengère, Emi, Sab, Sandrine et Karine d’avoir contribué à cette interview. ^_^

Amy Harmon

Fleur Hana : Dans vos romans, vos personnages vivent des situations difficiles, la vie ne leur fait pas de cadeaux (vous êtes parfois un peu sans pitié). Pensez-vous écrire des histoires moins dramatiques un jour ? Ou est-ce votre signature ?

Amy Harmon : Je n’écris pas une histoire en ayant l’intention de briser les cœurs, mais pour qu’une histoire ait un sens et un objectif, la vraie vie doit y être présente et nous savons tous comme la vie peut être difficile. J’essaie également de toujours apporter de l’espoir, des touches de légèretés et de l’humour tout au long du récit. Toutefois, je pense en effet que c’est devenu ma signature.

FH : Parmi toutes vos histoire, avez-vous un personnage masculin/féminin préféré ?

AH : Sincèrement, l’histoire sur laquelle je travaille est toujours ma préférée. J’aime vraiment mes personnages et je ne pourrais jamais en choisir deux plutôt que d’autres. Mais je pense que le plus récent ou le plus jeune enfant (livre-enfant) est celui pour lequel je me sens la plus protective, comme pour mes véritables enfants. Le plus jeune est le bébé et celui pour lequel on est le plus attentionné.

FH : Le thème de la grossesse est très présent dans vos histoire, chez les jeunes adultes en particulier. Certaines d’entre nous se demandent si vos personnages n’utilisent pas de contraception dans le but de servir vos histoires, ou si c’est un choix personnel en rapport avec vos convictions.

AH : En fait, je supporte et j’encourage complètement la contraception, mais dans la vraie vie, les filles tombent encore enceinte par accident et nous savons tous que c’est un fait. Surtout parmi les jeunes filles qui ne sont pas sexuellement actives, comme mes personnages. Le sexe n’est pas toujours prémédité ou anticipé donc ils ne sont pas préparés, sont pris dans l’instant, ou bien la contraception n’est pas efficace à 100% etc. De plus, il s’agit de fiction et les fictions nécessitent certains événements pour que l’histoire fonctionne.

FH : Savez-vous déjà de quoi va parler votre prochain roman ? Pouvons-nous avoir une toute petite information ?

AH : Je ne peux vraiment pas vous donner de scoop sur ma prochaine histoire car elle en est encore à ses prémices et a besoin d’être bien plus développée. Je peux vous dire que le personnage masculin de cette nouvelle histoire pratique le MMA (Mixed Martial Arts), ce qui est donc tout nouveau pour moi.

FH : Lisez-vous beaucoup ? Pourriez-vous nous citer vos 3 livres préférés ?

AH : Je lis énormément, mais je ne pense pas pouvoir réduire mes livres préférés à 3. J’adore les livres de Dean Koontz et Nora Roberts mais j’aime également ceux de Charlotte Bronte et Charles Dickens, je suis donc assez éclectique en ce qui concerne mes lectures.

FH : Vous êtes publiée en autoédition. Est-il facile aux États-Unis de se faire une place en tant qu’auteur sans être publié chez un éditeur ? Car ici, en France, ce n’est pas très bien vu. Pourtant vous êtes la preuve que l’autoédition peut cacher du talent !

AH : Bien qu’il soit plus facile maintenant de publier un livre aux US qu’avant, il n’est pas pour autant évident d’être repéré ou lu. De ce point de vue, je dirais que l’autoédition n’est pas vraiment facile. Je pense qu’il faut vraiment écrire un livre excellent pour être remarqué et se faire une bonne réputation. Avec cette réputation viennent les contrats pour l’étranger, comme j’ai pu en avoir pour la France, l’Italie, l’Allemagne et bien d’autres pays. Je suis tellement contente de ces contrats à l’étranger, j’espère pouvoir continuer à vendre mes histoires à la France et aux autres pays.

Elle et sa famille à New York

FH : Vous êtes d’une famille d’artistes puisque votre fils Paul écrit des chanson, vous en avez utilisé une très belle, Polaroïd, pour la bande annonce de Making Faces. La musique vous inspire-t-elle ? Votre groupe préféré serait… ?

AH : Mon fils est extrêmement talentueux, j’étais moi-même chanteuse et j’écrivais des chansons avant de commencer à écrire des romans, la musique est donc très importante pour moi. J’aime tous les types de musique de The Killers à Ed Sheeran en passant par mon fils Paul Trevis.

Paul Travis, le fils de Amy Harmon sur scène

https://www.youtube.com/watch?v=nd9IxfAlS8M

FH : Avez-vous d’autres passions que l’écriture ?

AH : J’aime la musique et les mots. Ce sont mes deux grands amours.

FH : Lorsque vous commencez une nouvelle histoire, avez-vous besoin de vous enfermer dans votre bulle et vous couper du monde pour la coucher sur le papier ? Pouvez-vous nous parler de votre processus créatif ?

AH : J’ai 4 enfants, donc je ne peux malheureusement pas m’enfermer dans ma bulle et me couper du reste du monde, bien que cela m’aiderait extrêmement si je pouvais le faire. Je ne peux pas être trop exigeante en ce qui concerne mon temps d’écriture. J’écris par petits bouts dès que je le peux. Cela peut parfois être vraiment frustrant et, certains week-ends, je laisse mon mari avec les enfants pour me cacher dans la cave de mes parents et écrire presque non-stop afin de faire avancer mon histoire.

Le bureau où elle écrit

FH : Vous écrivez essentiellement au sujet de jeunes adultes. Pensez-vous écrire sur des adultes ou êtes-vous plus à l’aise avec les jeunes adultes ?

AH : Je trouve que la vingtaine est une période vraiment fascinante, c’est un moment vraiment charnière. Mais en réalité, je n’ai pas décidé d’écrire des histoires de jeunes adultes ou new adult. Elles sont justes celles qui me viennent plus facilement. Nous verrons bien ce que le futur apportera.

FH : Tout comme Georgia (The Law Of Moses), pouvez-vous nous citer vos 5 « greats » (NDLT : choses pour lesquelles on est reconnaissant) du jour ?

AH : Mes 5 « greats » pour aujourd’hui sont : le chauffage sous mon bureau qui réchauffe mes pieds glacés, l’excitation d’une nouvelle année qui arrive, la délicieuse soupe noix de coco / curry que j’ai eue pour le dîner (ce sont des restes !), le silence dans ma maison (mes enfants sont au lit) et la nouvelle chanson Uptown Funk sur laquelle je danse tout le temps.

Amy Harmon et Sofia, une lectrice Française, en Floride en juin 2014

FH : Comment vous sentez-vous à l’approche de votre première publication française ? Je peux vous dire que Making Faces est très attendu… sans vous mettre la pression ;)

AH : Je suis impatiente, je suis tellement contente que ce titre soit publié dans la collection R. C’est très enivrant.

FH : Pouvez-vous nous dire si d’autres de vos romans sont déjà prévus en français ?

AH : Infinity + One va être publié en France. Je ne connais pas encore le titre mais il s’agit d’une histoire version moderne de Bonnie and Clyde et de leur périple à travers les US.

FH : Beaucoup d’entre nous adoreraient vous rencontrer lors d’une séance de dédicace en France. C’est quelque chose que vous pourriez envisager ? Si vous venez un jour, Paul peut-il venir avec vous ? (ceci est une requête des lectrices françaises, je suis désolée, elles m’ont obligées à poser la question !)

AH : J’adorerais venir en France ! J’espère que ça se produira ! J’ai passé un peu de temps en France lorsque j’avais 18 ans et je n’aimerais rien de plus qu’y revenir. Et peut-être que Paul pourrait venir, je suis sûre qu’il aimerait ça.

 


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