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Le collège des éplucheurs de citrouilles écrit par Laure Deslandes

En apprenant qu’il entrait en cinquième au collège des Museaux, Elliot avait trouvé le nom de l’établissement plutôt marrant, il s’était même dit qu’il allait pouvoir y changer de vie, en finir avec ses ennuis. Tu parles ! Il risque de trouver le temps long ici. Il n’y a pas de réseau et pas de WiFi. Des profs complètement barges, des élèves nourris au quinoa qui trouvent normal d’apprendre l’estonien en LV1 ou de grimper aux arbres en EPS. Sans parler de cette fille au prénom bizarre, Péline, une grande rousse qui s’est mis en tête d’accueillir les nouveaux internes... Elle le poursuit ! Elliot a pourtant intérêt à s’en faire une alliée. Quelqu’un a fouillé sa chambre, et il sait bien ce qu’on y cherchait : un objet précieux qu’il a caché dans ses bagages, un souvenir de son ancienne vie...

C’est la rentrée au collège des Museaux, petit village perdu du Finistère. Pour compenser un manque crucial d’élèves, car ici il n’y a que deux classes : une sixième/cinquième et une quatrième/troisième, et éviter une fermeture, l’équipe de direction accepte la proposition du rectorat. Cette année il y aura une classe de sixième et une classe de cinquième au collège des Museaux. Pour augmenter son effectif le petit collège se dote d’un internat qui va accueillir des élèves en rupture de ban, scolaire et familial, venus des quartiers difficiles de Brest.
C’est ainsi qu’Elliot se retrouve en cinquième hérisson, pensionnaire dans ce collège atypique . Car ici on grimpe aux arbres en cours d’EPS, on apprend l’estonien en LV1, on bâtit une structure à énergie positive en technologie, et on mange bio et local à la cantine. Et, cerise sur le gâteau, ici pas de réseau pour les portables ! Car la population est plus proche du village d’Astérix que des quartiers de banlieue ! Et les ondes générées par les antennes ne sont pas les bienvenues.
Autant dire que le dépaysement pour Henrique et ses copains, est total ! Ici les punitions ne sont pas des heures de colle ou des exclusions, mais des tâches d’intérêt général : entretien de lombri-compost, épluchage de citrouilles à la cantine ...
Pour Elliot, plutôt enclin à apprécier ce changement de vie, la situation va vite dégénérer quand il s’aperçoit que ceux qu’il a laissé derrière lui, sont toujours à ses trousses. Il va avoir besoin d’aide ! Et vite ! C’est auprès d’une élève locale, elle aussi totalement atypique, une grande rousse un peu ronde, débrouillarde et généreuse qu’il va la trouver. Péline prend les choses en mains et ça déménage !
Les plus jeunes apprécieront ce roman vif et bien écrit qui va leur parler de leur quotidien, et les plus grands seront sans nul doute sensibles au côté fable écologique .
Il ya du rythme, c’est drôle, et on voit vite que Laure Deslandes, dont c’est le premier roman, s’est servie de son expérience de prof de français pour croquer ses élèves.

Editeur : Ecole des Loisirs – Collection : Médium GF - Date de parution : 25 janvier 2017 - 293 pages – Prix : 17 euros

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