Copyright 2018 - Site by Misterdan

Hommage à Álex de La Iglesia en sa présence au 25e Festival du Film Fantastique de Gérardmer

« Comment je suis devenu réalisateur ? Ça vient d'un sentiment qui, je dois l'avouer, est assez vil : la jalousie. Lorsque j'étais jeune, faire du cinéma me semblait a priori être un rêve tout à fait impossible et désespérément hors d'atteinte. C'était comme devenir astronaute. » Álex de La Iglesia - L’Écran Fantastique, Janvier 2014

Passionné par la bande dessinée, le cinéaste Espagnol Álex de la Iglesia fait ses premiers pas au cinéma dans les années 1990, repéré par Pedro Almodóvar qui produit son premier film Action mutante. Comédie sombre, qui dessine les codes de son cinéma, fantasque, baroque et gore, le film lance sa carrière et annonce son goût pour l'humour noir.

Son deuxième long-métrage, Le Jour de la Bête (1995), exquise comédie satanique, subversive et déjantée, est un succès aussi bien public que critique. Il remporte le Grand Prix au Festival de Gérardmer 1996 et six Goya en Espagne, dont celui du Meilleur Réalisateur.

Véritable frondeur, Álex de la Iglesia alterne allègrement la réalisation de comédies décalées (Mort de rire, 1999), noires ou horrifiques (Mes chers voisins en 2000 ou Le Crime farpait, 2004), avec celles de thrillers, films d'horreur, westerns (800 Balles, 2002) ou roadmovies (Perdita Durango, 1997). Il remporte en 2010 le Prix du Meilleur Scénario et le Lion d'argent du Meilleur Réalisateur à la 67e Mostra de Venise pour le poignant et corrosif Balada triste. En 2013, il revient à la farce de ses débuts avec la comédie d'épouvante Les Sorcières de Zugarramurdi et remporte huit Goya. À travers son œuvre, incontestablement culte, il ne cesse de populariser la comédie noire et le fantastique décalé. Le Festival du Film Fantastique de Gérardmer est honoré de rendre hommage à un cinéaste incontournable, qu'il a soutenu tout au long de sa carrière et dont il a présenté tous les films fantastiques.

f t g m