Copyright 2017 - Site by Misterdan

Saturday Night Fever - le Dancing Musical au Palais des Sports à Paris

En 1977, en pleine révolution musicale et sociétale, un mythe cinématographique est né, incarné par un acteur qui deviendra une super star international. Saturday Night Fever, plus connu en France sous le nom, devenu un slogan, La Fièvre du Samedi Soir se placera en haut du box-office à travers le monde des films musicaux, et ne sera jusqu'à aujourd'hui encore, jamais détrôné.

Tony Manero, ce jeune New-Yorkais issu du milieu défavorisé de Brooklyn trouve son émancipation et son épanouissement tous les samedis soir sur la piste de dance de la discothèque l'Odyssé. Il passe de simple vendeur de peinture mal payé à, dieu de la piste, adulé par les femmes et envié par les hommes. Mais, être un jeune New-Yorkais dans les années 70's n’est pas si simple et son succès lui apporte aussi des ennuis auprès de sa famille, des bandes rivales, des femmes ….

Comme il a dû être compliqué compliqué d'adapter un monument cinématographique culte de cette envergure : l'attente du public est énorme (moi, c'était le fameux costume blanc). J'ose à peine imaginer la pression que cela doit provoquer. Et puis, tout le monde n'a pas le déhanché de John Travolta (même si Nicolas Archambault s'en sort plutôt bien).

Fauve Hautot est magnifique sur scène. Les chorégraphies sont spectaculaires : il doit y avoir un travail titanesque derrière. Enfin, j'imagine !

J'ai retroué avec plaisir la bande originale du film originel de 1977. Même si les musiques étaient remastirées : ce n'est pas gênant !

Les danseurs qui envahissent la salle améliorent considérablement l'ambiance générale. Et le cours de disco à l'entracte est vraiment amusant : tout le monde se lève et danse. C'est sympa !

Il y a quand même deux petites choses qui m'ont déplue. D'abord, le narrateur n'était peut-être pas utile. J'ai trouvé qu'il alourdissait le déroulé de l'intrigue. Ensuite, l'histoire est dramatique : on suit des loosers et deux situations spécifiques sont vraiment très trites. Or, le sentiment domainant est l'enthousiame. Je pense qu'il s'agit là d'un désaccord artistique. Car, de fait, à la fin, Tony, le héros remet en cause sa manière d'être, sa famille, ses amis ... Bref sa vie. Le metteur en scène a dû souhaiter insister sur l'espérance que cette fin provoque. C'est un choix aussi valable qu'un autre.

Bref, un spectacle efficace auquel on assiste avec un certain plaisir.

La genèse du spectacle.

Les années 70 représentent la décennie la plus marquée visuellement, artistiquement ; elle est régulièrement copiée, imitée, fantasmée. La folie qu'elle représente, l’énergie qu’elle évoque et la créativité qui en a découlé font encore rêver et continuent d’inspirer. Saturday Night Fever - le Dancing Musical raconte cette histoire et cette période mythique en mettant d'abord à l'honneur la musique et la fête qu'elle évoque tout en respectant les passages dramatiques et les enjeux qu'ils représentent avec des personnages forts et poignants.

Tony Manero représente toute une génération passée et actuelle : ses questions sur l'avenir, ses doutes sur la société, ses rapports à la famille, à l'amitié et à l'amour sont des sujets actuels dans lesquels toute la jeune génération peut aussi s'identifier.

Une bande originale mythique

Les BeeGees sont indissociables de cette œuvre cinématographique. Plus d'une dizaine de tubes du groupe, tous placés au top des charts : Staying Alive, How deep is your love, Night Fever, More than a woman, Jive Talkin, You should be dancing, If I can't have you ….

Une autre dizaine de tubes interprétés par d'autres pointures du disco (Kool and the Gang, Tavares, The Trammps et leur Disco Inferno, Walter Murphy et sa légendaire reprise de la 5e symphonie de Beethoven façon disco …) contribuent à cet album mythique.

Aucune autre oeuvre ne comptabilise autant de tubes, de records historiques, de disques de platine, de compiles, de rééditions : c'est une exception dans l’industrie musicale. Les tubes de Saturday Night Fever sont restés depuis 40 ans à l’esprit de tous, grâce à des passages réguliers en radios, en discothèques, et présents encore aujourd’hui dans tous les foyers. Pas une soirée entre amis, pas une fête de famille sans un des titres de ce film culte. Les nostalgiques du film, les fans des BeeGees, les adeptes du disco, les fêtards, les danseurs….

Du 09 février au 30 avril 2017 - À 20h en semaine et 15h ou 20h30 le week-end - Durée : 2h20 avec un entracte de 20 minutes - Palais des Sports - Porte de Versailles 75015 Paris - Locations Fnac, Carrefour, Géant, Magasins U, fnac.com, 0 825 038 039 (0,15 € la minute), palaisdessports.com, ticketmaster.fr, myticket.fr, coullier.com, Auchan, cultura, E. Leclerc et points de vente habituels.

f t g m