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24 heures de la vie d’une femme mis en scène par Franck Berthier au Théâtre La Bruyère (Paris)

Une femme, récemment veuve, se jette corps et âme dans une passion dévorante pour un jeune homme fou de jeu qui vient de tout perdre au casino. Elle nous raconte cette passion fulgurante et inoubliable, cette émotion crue qui se cache sous les masques, cette histoire intemporelle d’amour et d’abandon malgré les conventions sociales. L’adaptation en comédie musicale de l’œuvre de Stefan Zweig !

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L'Appel de Londres à la Gaité Montparnasse (Paris)

Trois hommes se retrouvent dans le restaurant de Marianne, le soir du 14 juillet à Londres.

Le premier est parti par amour, le deuxième fuit le Fisc et le troisième ne croit plus aux valeurs morales de son pays. Cette nuit, ils vont refaire le monde. Est-on vraiment mieux à Londres qu’à Paris?

Sur la scène de la Gaité Montparnasse, le petit restaurant semble empièter sur la salle tant on a l’impression de boire un verre avec quatre amis. On rit beaucoup, on réfléchit tout autant. Les événements de janvier dernier raisonnent en nous, où est la France qui se soulève? Qui viendra ranimée la France patriotique comme le faisait De Gaulle? Quel est le bien fondé de nos choix? On est à deux doigts de vouloir rentrer dans la conversation entre deux fous rires.

Alors qu’environ 225 000 français vivraient à Londres et tout au temps aimeraient y habiter, cette pièce permet de revoir sa réflexion vis à vis de notre amour et nos attaches envers nos proches et notre terroir. Une pièce qui fait du bien au moral, et d’où on ressort vitaminer et plein d’optimisme !

Du 20 mars au 16 mai 2015 - De Philippe Lellouche -  Mise en scène : Marion Sarraut - Avec Vanessa Demouy, Philippe Lellouche, David Brécourt et Christian Vadim - Durée : 2h - Prix : 22 à 39 € - Théâtre de la Gaité Montparnasse, 26, rue de la Gaîté 75014 Paris - Séance à 21 heures et matinée à 16 heures le samedi.

Ubu Roi mis en scène par Valéry Forestier au Théâtre du Lucernaire à Paris

Caricature de la gouvernance des puissants, UBU ROI raconte l'accession au pouvoir du Père UBU, poussé par sa femme au meurtre du roi Venceslas. Trois comédiens-marionnettes, comédiens-troncs, refabriquent l’épopée dans leur machine à spectacle, petit "télécinématographe" vivant, convocateurs d'un monstrueux bestiaire de tyrans, d'accessoires à hurler de peur, de palais, de grottes, de pouvoir et de violence mélangés. Véritable ovni théâtral, cet UBU touche par son inventivité, son humour, et surtout par son étroit rapport avec la violence de l'actualité.

Le Lucernaire : 53 rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris - Du 15 avril au 07 juin 2015, du mardi au samedi à 20h et le dimanche à 17h - Relâche : 29 avril, 16 et 19 mai - Plein tarif : 25 €, plus de 60 ans : 20 €, étudiants, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA, intermittents : 15 €, - de 26 ans : 10 €.

Théâtre Musical - On avait dit pas la famille écrit et interprété par Eva Gruber au Théâtre du Lucernaire (Paris)

Où est passé le pianiste ? En l’attendant, une chanteuse lyrique remonte le fil des histoires. Entre récit et récital, elle évoque ses parents et ses grands-parents émigrés juifs d’Europe de l’Est, son enfance à Pigalle dans les années 70, la mort de son père, la naissance de son fils... Mais il en va des souvenirs comme des poupées Russes, chacun en contient un nouveau. Que va-t-on encore découvrir ? Tel- Aviv et la Californie, des juifs antisémites et des rabbins orthodoxes, l’oeuvre presque complète de Sigmund Freud, un pot-au-feu explosif, ou Monterverdi en version punk... Dans la tradition de l’humour juif le spectacle réunit petites et grandes histoires, imbriquées les unes dans les autres par une parole alerte et incisive.

Eva Gruber monte sur scène pour un récital. En attendant le pianiste, elle nous récite sa vie. Son enfance, sa famille juive, sa mère psycologue, sa vie de mère, sa vie de femme. Tout en humour sans jamais tomber dans la noirceur de l’histoire juive, Eva Gruber signe ici un texte et surtout une mise en scène qui nous emmène de Paris à Tel Aviv, de Pigalle à Clichy, des années 30 aux années 70.

Le texte est non linéaire. Il est sous forme de tableaux, de flash, de souvenirs. Un souvenir en entraîne un autre inlassablement, amenant rebondissements et lumière sur les clichés de la tradition juive.

La mise en scène est intelligente, des pupitres prennent la place des membres de la famille, ils se transforment en accessoires (accordéons, pied de micro, etc …) ou encore en mobilier (chaises, bibliothèques, etc …). Un piano habille la scène. Il sera mis en valeur lors d’un morceau opéra-rock où il se mettra à fumer tandis que les solos de guitares retentiront.

Ainsi, comme le note le dossier de presse, le piano d’où devrait jaillir le son est source de lumière, les pupitres où aucune partition ne peut tenir deviennent via les personnages source sonore. C’est de la superposition de ces deux pistes autonomes et décalées, celle du plateau et celle du récit que naît alors une troisième piste : celle de la représentation.

Car oui, cette pièce est à mi-chemin entre récit et récital, théâtre et opéra-rock. C’est d’ailleurs la volonté de la compagnie Premier Balcon, qui a pour but la création et la diffusion de spectacles mêlant la musique à d’autres formes d’art comme la littérature, le théâtre, la danse, le cirque, ou les arts plastiques.

Une véritable bonne surprise, un théâtre intelligent mais ouvert à tous, nous ramenant à notre propre histoire, juive ou non, tout en nous interpellant sur le regard que nous pouvons porter au quotidien sur la question de la religion. Au fond, nous avons tous la même histoire.  

Théâtre du Lucernaire : 53 rue Notre-Dame des Champs 75006 Paris - 01 45 44 57 34 - Du 18 mars au 09 mai 2015, du mardi au samedi à 21h - Mise en scène : Estelle Lesage - Son : Arnaud Rollat - Lumières (en cours) : Laïs Foulc - Scénographie : James Brandily - Costume : Marine Provent - Musiques : Aperghis, Ravel, Monteverdi, Weill, Glanzberg… - Compositions, arrangements et réalisations : Arnaud Rollat, Bruno Helstroffer, Nicolas Ducloux, Iakovos Pappas et Eva Gruber.

Les Vignes du Seigneur mise en scène par Priscilla Caroni et Julien Bonnet au Théâtre Montmartre Galabru à Paris

Valentine Bourgeon manœuvre pour que ses deux filles, Gisèle et Yvonne, et elle par la même occasion, accèdent à la bourgeoisie, tandis qu'Hubert, l'amant de Gisèle, veut accéder à la noblesse.

Ceci dans une piquante anarchie morale qui reflète bien la société de l'entre-deux guerres : c'est la peinture d'un milieu, en lisière de la bourgeoisie, qui s'efforce d'y pénétrer de haute lutte. Le texte est à la fois grand public et délicat, plein de virtuosité.

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Appels en absence de Sarah Ruhl au théâtre Le Lucernaire à Paris

Jean est assise au café. Un téléphone portable n’arrête pas de sonner à la table d’à côté. Quand son propriétaire, Gordon, refuse de répondre, elle se rend compte peu à peu qu’il vient de mourir. Jean décide de garder Gordon en vie en répondant au téléphone à sa place. Elle réussit à rencontrer sa famille, ses collègues et même le mort lui même. Pour ses proches, Jean fabrique une version embellie et imaginaire de ce qu’il fut. Elle invente avec prouesse ses derniers mots, ses regrets et son amour pour chacun. Commence alors pour Jean une grande aventure existentielle qui va la précipiter loin de ses habitudes et jusqu’aux confins de la conscience, dans un au-delà onirique, souvent cauchemardesque, mais la plupart du temps merveilleux.

Le Lucernaire : 53 rue Notre-Dame-des-Champs 75006 Paris - Du 25 mars au 09 mai 2015, du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 15h - Avec Nathalie Baunaure, Fiamma Bennett, Yves Buchin, Dorli Lamar, Audrey Lamarque (en alternance avec) Emily Wilson et Marc Marchand - Metteur en scène : Emily Wilson - Durée : 1 heure 30 - Tarifs : 25 € / + de 65 ans : 20 € / Etudiants, demandeurs d'emploi, bénéficiaire du RSA : 15 € / - de 26 ans : 10 €.

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