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Sons of Anarchy - Mon avis global des 7 saisons

« La plupart d'entre nous n'étaient pas violents par nature, nous avions tous nos problèmes avec l'autorité, mais aucun d'entre nous n'étaient anti-social. Nous avions compris que dès qu'on se plaçait en marge de la société on renonçait à la sécurité que son cadre procurait. Hors du carcan social, le sang et les balles sont l'unique loi. Si t'es un homme de conviction, le recours à la violence est inévitable. »

Sons of Anarchy est la série de tous les temps. Sans blague. C’est une vraie tuerie, avec des acteurs formidables et très talentueux. Un scénario gigantesque et Rock’N Roll, à la fois choquant mais tellement réaliste. Le tout saupoudré d’une vraie bande sonore !

 

Sons of Anarchy a fait rêver des milliers de fans, on s’est tous imaginé les cheveux au vent, un flingue dans le pantalon et à califourchon sur une Harley. C’est l’effet Kurt Sutter.

Et c’est le mardi 9 décembre 2014 que la chaîne FX a mis fin à 6 ans de passion pour plus de 6 millions de téléspectateurs réguliers depuis 2008. Retour sur ces années de folie avec les Bikers les plus médiatisés au monde.

Pour ma part, j’ai découvert la série en 2008 lors de la première diffusion américaine. Ayant des membres de ma famille dans un monde motard, la série a fait beaucoup de bruits, notamment parce que les premières rumeurs reliaient la série à l’histoire plutôt folle et scandaleuse de célèbres clubs dont nous passerons le nom ici. C’est comme cela que j’ai eu le virus.

Et dès la première saison ce fût le coup de foudre. Pas uniquement pour l’histoire mais surtout pour des acteurs de choc tels que Ron Perlman qui, dans son rôle de Clay Morrow envoi du lourd. Une telle prestance. C’est d’ailleurs l’effet qu’il fait dans la plupart de ses films.

A côté de Ron Perlman, Katey Sagal (femme de Kurt Sutter) absolument parfaite pour son rôle de matriarche de SAMCRO. Elle aussi est juste époustouflante avec ses tatouages et son look façon Dolly Parton en plus dark et dangereuse.

Dans le groupe, il y a Jax (joué par Charlie Hunnam), un jeune homme plutôt charmant mais surtout très spécial. On voit tout de suite qu’il sort du lot et qu’il va apporter de la fraicheur à la suite des évènements.

 

 

 

Au cours des saisons, la série n’a pas cessé de me surprendre, passant des faits les plus macabres et malsains, aux scènes les plus émouvantes et profondes. Sons of Anarchy n’est pas que la vie « professionnelle » du club et des membres du club. C’est aussi leurs vies privées, avec leurs démons et leurs peurs les plus terribles. Ces éléments mélangés à l’influence de la rue font que ces personnages sont un peu plus fous que la moyenne, certes, mais c’est aussi le côté attirant de Sons of Anarchy.

Les acteurs sont tous indispensables à la série, chacun apportant sa propre touche d’humour, de décadence, de Badass Attitude, et même d’amour ! Je pense notamment à l’acteur Kim Coates (Tig) et aussi Tommy Flanagan (Chibbs) qui m’ont fait rêver du début à la fin avec leurs personnalités si déjantées mais attachantes.

Globalement je les ai tous adorés, parce que, pas un seul n’a été mauvais à mes yeux. Et ce sont eux qui font vivre le MC. L’amour de vrais frères n’a pas de limite, et la série illustre ce sentiment à merveille.

 

 

 

 

Les morts s’enchaînent, les dénouements très peu et c’est une sorte de pression plutôt énorme qui va s’installer et ce, dès la saison 5. Dès lors nous savons tous que le jour où la série va se terminer, cela ne sera pas si joli. Pas de Happy End pour la série, c’est impossible. Nous allons explorer avec les personnages leurs côtés sombres. Nous allons également partager toutes leurs émotions. Quand ils sont forts et fiers, nous le sommes également derrière nos écrans.

Quand ils sont faibles, et détruits, nous le sommes aussi.

Jax devient le leader, l’espoir au nom de son père, à faire de SAMCRO, un club plus propre, plus sain et tout aussi passionné de Harley. Le trafic de drogue et d’armes n’est pas chose aisée, et ce n’est pas évident d’en sortir. C’est un cercle vicieux.

Les choses ne se passent pas comme nous voudrions et cela est lié surtout aux décès dans la série. J’en vois deux qui sont absolument déclencheurs de haine et de vengeance : Opie & Tara. Deux personnages importants et principaux vont perdre la vie. Opie en premier, et Tara beaucoup plus tard. Une perte douloureuse pour les fans. Avouez-le, tout comme moi vous avez versé une larme !

Malgré ces morts, et le fait que l’histoire transpire l’illégalité, la passion pour les motards ne faiblit pas et je dirais même que les fans sont encore plus accros qu’avant, d’ailleurs la dernière saison (la 7ème) fût celle qui a réalisé le plus d’audience.

 

 

L’épisode final clôturant la série fût excellentissime, tellement poignant que je ne peux pas vous le décrire, il faut absolument le voir pour comprendre. Mais la boucle est bouclée, et Kurt Sutter nous offre une fin crédible, réaliste et poétique rendant hommage aux fans du premier jour, qui connaissent l’histoire depuis le début. Jax Teller rend hommage à son père John Teller d’une façon tellement belle mais tragique que là aussi j’ai dû sortir les mouchoirs. Le jeu d’acteur de Charlie Hunnam s’est amélioré d’épisodes en épisodes. Dans la saison 1, je le trouvais fade, pas sans intérêt d’un point de vue scénaristique, mais sans plus. Et au fil des saisons, Jax devient le leader idéal pour le MC, et l’on va découvrir le vrai Jackson, l’homme sensible et dévoué.

Mon expérience globale avec les Sons of Anarchy a été enrichissante, passionnante, émouvante et c’est l’une des meilleures séries de tous les temps, je le maintiens encore. Parce qu’à aucun moment on ne peut dire qu’une saison (parmi les 7) fût mauvaise. Non, elles ont toutes été bonnes, avec des hauts et des bas, mais nécessaires à la survie de la série. En plus de cela, on ne reste pas sur notre fin, même si on aimerait avoir une idée de ce qui pourrait arriver dans le futur.

 


SOA

 

Malgré tout, la note finale reste belle et rebelle à souhait. Je finirai comme j’ai commencé, avec une citation de John Teller dans son ouvrage sur les Sons :

« Quand on passe à l'action pour venger ceux qu'on aime, la justice personnelle entre en conflit avec la justice sociale et divine. On devient le juge, le jury et dieu. De ce choix découle d'effrayantes responsabilités. Certains hommes plient sous leurs poids, d'autres abusent de ce moment. Le vrai hors la loi trouve l'équilibre entre la passion de son cœur et la raison de son esprit. La solution est toujours un équitable mélange de pouvoir et de devoir. »

f t g m