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Flesh and Bone (Saison 1) : Poétiquement réussie !

Flesh and Bone est la nouveauté de la chaîne Starz dont le premier épisode fût diffusé le 8 novembre 2015. Voici mon avis, qui j'espère saura vous convaincre ! 

Cécilia vous en avez parlé très brièvement ICI dans une présentation.

 

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Synopsis : Claire est une danseuse talentueuse mais troublée. Elle décide un jour de rejoindre une troupe de danseurs professionnels à New York.

Des corps meurtris, une pression insupportable et des jalousies constantes, tel est le quotidien des danseurs de ballet. Là-bas, la jeune fille devient la coqueluche de Paul Grayson, directeur artistique colérique, sadique et manipulateur qui voit en elle une future star, une Etoile. Elle découvre que le prix à payer pour y parvenir n’est pas que celui de la torture de son corps au fil d’entrainements drastiques et de privations. Cela revient, parfois, à vendre son âme au diable.

Soyons honnêtes comme toujours, la musique classique et le ballet, ce n’est pas franchement mon genre, mais le trailer m’avait vraiment donné envie et les posters diffusés tout au long de la promo avaient fini de me convaincre et c’est donc avec une motivation du tonnerre que je me suis lancée dans cette mini-série de 8 épisodes.

Bien évidemment si beaucoup ont pu voir la saison entière alors qu’officiellement la série n’est pas finie, c’est la faute à la fuite. Fuite intentionnelle ou non, j’ai quand même sauté sur l’occasion. Sans regrets !

 

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Dès le départ, j’ai été accrochée par l’histoire, celle de Claire, une jeune femme fragile, dérangée, torturée mais aussi très talentueuse. Son interprète Sarah Hay, danseuse dans la vie réelle apporte tout le talent que la série mérite. L’ambiance est accrocheuse et éveille une certaine curiosité, parfois malsaine.

Dès les premières minutes, on sait que nous avons affaire à quelque chose de sérieux, de préparé et peaufiné, pas juste de la façade. La bande son est magistrale donnant ainsi une émotion particulière à la série qui dérange parfois.

Parce que oui, si vous n’aimez pas les sujets tabous, passez votre chemin. Certains aspects sont traités en poésie, mais d’autres sont bruts de décoffrage. Ainsi on comprend vite la relation qu’entretiennent Claire et son frère Brian. Une histoire qui, malgré des personnages annexes excellents, prendra une place conséquente dans la trame principale.

Ainsi cela explique les comportements masochistes de la jeune ballerine qui arrive à séduire le spectateur avec brio.

Certes si le premier épisode donne l’impression d’une présence constante et qui pourrait devenir étouffante, Claire n’est pas le seul point traité dans la série. Il y a Claire bien sûr, mais il y a Mia, Kiira, Toni, Ivana, Paul et tous les autres qui sacrifient de nombreux aspects de leurs vies pour pouvoir danser, diriger et réussir dans un secteur plutôt difficile parfois ingrat.

 

Bryan

 

Claire

 

Car oui, si la série sait nous faire apprécier le ballet, la beauté et la délicatesse qui vont avec, la série dénonce aussi certains comportements à risques : drogues pour tenir le coup physiquement, les troubles alimentaires pour être la plus mince possible, les addictions sexuelles pour faire oublier la pression et enfin les blessures physiques et psychiques volontaires.

Le rythme monte crescendo nous menant à un dénouement explosif, tel un bouquet final. Une vraie mise en scène, pour chacun des personnages. Pour autant, toutes les réponses ne sont pas apportées, laissant ainsi le téléspectateur libre d’imaginer sa propre suite, puisque malheureusement c’est une mini-série et que par conséquent, il n’y aura pas de saison suivante. Dommage car je n’aurai pas refusé un second bijou.

Les acteurs sont TOUS talentueux, investis, émouvant, parfois effrayants. Si Claire apparait comme une victime apeurée au début, la fin nous laisse penser le contraire. Ainsi poétiquement son personnage se transforme pour se révéler, à la fin, puissante et téméraire. A l’image de celui qu’elle interprète dans le spectacle de fin. J'ai adoré le personnage de Romeo, terriblement attachant. 

Un grand bravo à Starz mais d’abord à Moira Walley-Beckett créatrice de la série (scénariste de Breaking Bad), à Dave Porter pour la musique et tous les autres dans l’ombre pour nous avoir offert un très bon moment.

 

 

 

 

Un voyage dans les coulisses de l’American Ballet Company sublimé par un ensemble cohérent, élégant, bouleversant et perturbant à la fois. Un panel complet d’émotion qui mériterait de durer encore et encore. 

 

VOIR LE TRAILER 

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